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Les Québécois frappés par l’horreur

Les touristes et les Français sont peu visibles sur les Champs-Élysées et autour de la tour Eiffel

L’avenue des Champs-Élysées était quasi déserte, hier matin.
Photo AFP L’avenue des Champs-Élysées était quasi déserte, hier matin.

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Félix Séguin et Maxime Landry

Les Québécois rencontrés à Paris sont bouleversés par l’horreur qui vient de frapper la capitale française. Normalement, l’avenue des Champs-Élysées est foisonnante de monde le dimanche matin. Hier, c’était tout le contraire, il n’y avait que quelques voitures et une poignée de gens attablés dans les cafés.

«C’est incroyable», dit un homme qui attendait sa conjointe près de l’Arc de triomphe. «Nous sommes venus pour une escapade de trois jours à Paris et presque tout est fermé.»

La désolation

Le couple qui a quitté Montréal vendredi avait prévu assister au spectacle des Foo Fighters à ­l’AccorHotels de Paris.

«C’est avec une profonde ­tristesse et une énorme pensée pour tous ceux qui sont à Paris que nous sommes contraints d’annuler le reste de notre tournée. Au regard de cette ­violence insensée (...) nous ne pouvons pas continuer tout de suite», a annoncé le groupe de l’ancien batteur de Nirvana.

«Nous avions aussi prévu aller dîner à la tour Eiffel, mais c’est aussi fermé», ajoute le couple.

Lampions au Bataclan

Jonathan Drainville, qui habite à Paris depuis un an et demi pour le travail, se préparait à sortir avec un ami dans un club vendredi soir quand il a appris la nouvelle des attentats sur une chaîne d’information ­continue.

Il est venu déposer un lampion à la mémoire de ceux qui ont péri au Bataclan.

«Je suis venu faire mes condoléances aux gens qui ont perdu des proches. Ça m’a choqué.»

Mauvaise nuit chez Rozon

 

L’avenue des Champs-Élysées était quasi déserte, hier matin.
Photo Le Journal de Montréal, Ben Pelosse

Une équipe de TVA Nouvelles a accompagné le fondateur du Festival Juste Pour Rire qui s’apprêtait à revenir à Montréal après avoir accordé près d’une trentaine d’entrevues de Paris, où il possède un appartement.

Il avait convié une trentaine de ses amis à aller «faire un pied de nez» aux terroristes, mais une douzaine seulement ont ­répondu à l’appel. Les autres n’avaient pas le cœur à la fête.

«J’ai passé une très mauvaise nuit», nous a dit Gilbert Rozon sur les Champs-Élysées.

«Les gens vont devoir apprendre à vivre avec cette épée de ­Damoclès au-dessus d’eux, c’est un jour de changement, nécessairement», conclut-il.

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