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Sortie du désert chez les Coyotes

Anthony Duclair
Photo USA TODAY Sports Anthony Duclair

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Les Coyotes de l'Arizona représentent la surprise dans la Ligue nationale cette saison, alors qu'ils profitent du fait que peu d'équipes semblent prêtes à les affronter.

On a l'impression que tout le monde prend à la légère cette formation qui a pourtant remporté quatre de ses cinq derniers matchs et qui domine présentement sur les glaces adverses avec une fiche de 6-3-1.

Anthony Duclair était particulièrement fier des performances de sa nouvelle équipe lorsque je lui ai parlé au cours du week-end. Et Dave Tippett en est le responsable, selon lui. «C'est un entraîneur qui ne reçoit pas le mérite qui lui revient. Tous les joueurs l'aiment et ce qu'il nous demande est très simple, soit de donner tout ce qu'on a sur la glace. C'est un gars très juste qui prend beaucoup de temps pour m'aider. Il n'hésite pas à me prendre en aparté et on peut lui parler de n'importe quoi, n'importe quand. On a surpris bien des gens après avoir battu coup sur coup les Kings et les Ducks, dernièrement. Nos succès dépassent nos attentes.»

À LA COUPE DU MONDE

Dave Tippett sera un des entraîneurs adjoints avec l'équipe des 23 ans et moins lors de la coupe du monde de 2016. Les chances qu'il ait deux joueurs des Coyotes avec lui sont d'ailleurs très grandes, parce que Max Domi et Anthony Duclair sont des candidats sérieux, selon le directeur général de l'équipe Peter Chiarelli.

De la musique aux oreilles d'Anthony Duclair. «C'est incroyable d'entendre ça. Moi, mon objectif était de faire l'équipe cette saison et d'avoir un bon début de saison. Juste entendre qu'il y a une chance que je joue à la Coupe du monde, ça m’ouvre les yeux.»

Et, justement, les prouesses de Max Domi et d’Anthony Duclair sont loin de passer inaperçues. On parle ici de deux jeunes de 20 ans qui sont les meilleurs amis

du monde actuellement, eux qui s'étaient connus avec l'équipe canadienne au championnat du monde de hockey junior. «On a une très belle chimie entre nous. On est des amis sur la glace et on est tout le temps ensemble à l'extérieur de la patinoire. On est d'ailleurs des co-chambreurs sur la route. C'est un gars très humble, malgré toute l'attention qui est sur lui depuis qu'il est jeune. C'est facile de jouer avec lui. Il est rapide et il possède d'excellentes mains. On vit notre rêve ensemble présentement.»

LE CHOC DE LA TRANSACTION

Le 1er mars dernier, les Remparts jouaient en après-midi quand les Rangers ont décidé d'échanger Duclair avec John Moore (ainsi que des choix de première et deuxième ronde) aux Coyotes en retour de Keith Yandle. «Je jouais contre Chicoutimi et, au deuxième entracte, Philippe Boucher, mon entraîneur, est venu m'annoncer la nouvelle, relate Anthony Duclair. J'étais sous le choc. Après la rencontre, je suis resté sur FaceTime avec Max pendant des heures. On parlait beaucoup de notre avenir ensemble. Mais j'ai compris pourquoi par la suite, parce que les Rangers souhaitaient gagner la coupe Stanley rapidement.»

Le choc est maintenant passé et, aujourd'hui, l'attaquant des Coyotes constate que cette transaction est probablement la meilleure chose qui pouvait lui arriver. «J'ai pas mal plus d’occasions avec les Coyotes que j'en aurais avec les Rangers. New York, c'est spécial, mais le style de vie en Arizona est incroyable.»

 

Brèves

Coyotes

Trois jours à Montréal

Après le match de ce soir à Brooklyn, les joueurs des Coyotes se dirigeront vers Montréal, où ils vont se préparer pour le match de jeudi. Ce sera pour Duclair l’occasion de retrouver ses amis et sa famille qui l'ont toujours poussé. «Je dois donner beaucoup à mon père Wendell, qui a toujours cru en moi. J'étais très jeune et il me disait toujours que j'allais jouer dans la LNH. Il m'a toujours dit de ne pas changer mon style de jeu et je lui en suis reconnaissant, parce que je n'ai pas eu réellement à changer grand-chose. Le mérite revient  aussi aux Lions du Lac St-Louis, du midget AAA, avec lesquels je me suis entraîné cet été. J'ai eu des entraîneurs incroyables et j'ai passé trois années avec la meilleure organisation junior et des partisans incroyables. Je réalise que j'ai été chanceux et choyé.»

Canadien

Dale Weise attendra

L’agent de Dale Weise, Allain Roy, était de passage à Montréal la semaine dernière et ce n’était pas pour commencer les négociations pour une prolongation de contrat. Il est évident que les deux parties veulent attendre de voir si Dale Weise va continuer sur sa lancée, lui qui connaît un début de saison exceptionnel avec huit buts. Le contrat que Justin Abdelkader a obtenu avec les Red Wings (sept ans pour 29,75 millions de dollars) pourrait servir d’inspiration, mais il faudrait qu’il marque plus de 20 buts cette saison et il est aussi évident que ce ne sera pas à Montréal qu’il pourra obtenir une telle entente. Reste que Dale Weise n’aura pas beaucoup d’occasions de toucher le gros lot et il serait normal qu’il teste le marché le 1er juillet.
 
Avalanche

Matt Duchene en feu

Après un mois d’octobre catastrophique (1 but, 1 passe), Matt Duchene connaît un mois de novembre du tonnerre avec sept buts et cinq passes en sept matchs. Ce genre de performance va faire taire toutes les rumeurs de transaction dans son cas, parce qu’il est évident que l’objectif de l’Avalanche est de le garder à Denver. Ceci dit, quelques équipes se sont informées de sa disponibilité, mais même si le directeur général de l’équipe, Joe Sakic, écoute ce qu’on lui propose, ça ne veut pas dire qu’il est en mode transaction, surtout pas en ce moment. Fait intéressant, Matt Duchene a marqué huit buts cette saison et il m’a révélé samedi que c’était avec le même bâton. Un fait rare, parce que les joueurs aiment changer de bâton régulièrement, sans compter qu’ils peuvent aussi briser facilement.