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Des autos-patrouilles munies de caméras

La Sûreté du Québec veut calmer les tensions avec les Autochtones

Le directeur général de la SQ, Martin Prud’homme, a expliqué que les voitures sont munies de deux caméras. Une qui filme à l’avant du véhicule et l’autre qui capte ce qui se passe à l’intérieur de l’auto-patrouille.
Photo david prince Le directeur général de la SQ, Martin Prud’homme, a expliqué que les voitures sont munies de deux caméras. Une qui filme à l’avant du véhicule et l’autre qui capte ce qui se passe à l’intérieur de l’auto-patrouille.

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VAL-D’OR | Dans le but de calmer les tensions entre les policiers et les Autochtones, les patrouilleurs du poste de Val-d’Or ont commencé à patrouiller dans une voiture munie de caméras.

Les autos-patrouilles de Val-d’Or sont les premières à la SQ à être munies de caméras qui permettront de capter l’action devant et à l’intérieur du véhicule.

Il y aura cependant des angles morts sur les côtés et derrière la voiture.

Les patrouilleurs devront porter en tout temps un micro qui permettra de capter le son de chacune des interventions.

«J’aurais rêvé d’avoir ça quand je travaillais sur la patrouille. Ça permettra d’avoir l’ensemble de l’intervention, pas seulement ce que les gens pourraient filmer avec leur cellulaire et diffuser sur les réseaux sociaux», a dit le porte-parole de la SQ, Pierre Tremblay.

D’ici le début du mois de décembre, 5 des 12 voitures de police de Val-d’Or seront munies de caméras. L’ensemble du système coûte environ 8000 $ par véhicule.

Le directeur général de la SQ, Martin Prud’homme, a expliqué que les voitures sont munies de deux caméras. Une qui filme à l’avant du véhicule et l’autre qui capte ce qui se passe à l’intérieur de l’auto-patrouille.
Photo david prince

Enquête en cours

«Ça fait un an qu’un comité au ministère de la Sécurité publique travaille sur ça. Le contexte à Val-d’Or était idéal pour que l’on débute l’expérience ici. C’est important de rassurer les citoyens et les policiers», a indiqué le directeur général de la SQ, Martin Prud’homme.

Une enquête du Service de police de Montréal est en cours à Val-d’Or depuis que des femmes autochtones ont allégué à l’émission Enquête avoir été violentées et agressées sexuellement par des policiers.

Huit policiers sont depuis en retrait administratif pour des dossiers de voies de fait.

Les deux caméras installées dans les véhicules filmeront en tout temps, mais les images ne seront enregistrées dans un serveur qu’au moment d’une intervention.

Les images et le son captés 30 secondes avant que le patrouilleur démarre les gyrophares seront automatiquement enregistrés dans un serveur jusqu’au moment où l’intervention sera terminée.

«Je ne veux pas commenter l’enquête du SPVM, mais pour l’avenir, ça va faire une différence. Nos policiers sont rassurés», a dit M. Prud’homme.

Travailleurs sociaux

D’ici à la fin de l’année, des travailleurs sociaux devraient également accompagner parfois les policiers afin d’intervenir auprès de certaines clientèles, comme les itinérants et les membres des Premières Nations.

La Sûreté du Québec étudiera dans les prochains mois l’expérience de Val-d’Or.

La SQ pourrait décider par la suite de munir toutes ses autos-patrouilles de caméras.

 

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