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«Il ne faut pas laisser tomber les femmes autochtones» - Nathalie Roy

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Photo Le Journal de Québec, Simon Clark La députée caquiste Nathalie Roy.

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Malgré les attentats perpétrés à Paris, la situation des femmes autochtones, mise en lumière avec la crise de Val-d’Or, ne doit pas pour autant sombrer dans l’oubli, signale la députée caquiste Nathalie Roy.

«Il ne faut pas laisser tomber les femmes autochtones», a indiqué la députée de Montarville, en marge des premières consultations sur les conditions de vie des femmes autochtones à survenir en commission parlementaire depuis la crise de Val-d’Or.

«On sait que (les attentats à Paris) ça prend toute la place présentement, et c’est normal, c’est comme ça que ça marche les médias, a relaté l’ancienne chef d’antenne de TQS. [...] Cependant, il ne faut pas oublier les femmes autochtones, ce dossier-là n’est pas réglé.»

Questionné à ce sujet par les journalistes, le ministre des Affaires autochtones, Geoffrey Kelley, a laissé entendre qu’il appartient d’abord et avant tout aux médias de continuer à s’y intéresser. Pour le Secrétariat des affaires autochtones, «pas question d’abandonner, au contraire», a assuré le ministre Kelley.

Enquête indépendante publique réclamée

Le mois dernier, des femmes autochtones ont dénoncé publiquement les abus policiers dont elles auraient été victimes, à Val-d’Or.

«Val-d’Or a été l’épicentre d’un grand drame, d’une tragédie nationale. Nos aînés parlent d’un volcan en éruption. […] Nous sommes tous et toutes concernées. Ça dépasse les frontières de Val-d’Or», a indiqué Édith Cloutier, président du Centre d’amitié autochtone de Val-d’Or.
Photo Le Journal de Québec, Simon Clark
«Val-d’Or a été l’épicentre d’un grand drame, d’une tragédie nationale. Nos aînés parlent d’un volcan en éruption. […] Nous sommes tous et toutes concernées. Ça dépasse les frontières de Val-d’Or», a indiqué Édith Cloutier, président du Centre d’amitié autochtone de Val-d’Or.

Pendant que des enquêteurs du SPVM continuent d’enquêter et de rencontrer les présumées victimes, la présidente du Centre d’amitié autochtone de Val-d’Or, Édith Cloutier, réclame toujours et encore, comme tous les partis d’opposition à l’Assemblée nationale, d'ailleurs, la tenue d'une enquête publique indépendante.

«Une commission d’enquête publique obligerait d’avoir des commissaires, des rapports, [...] des recommandations», a souligné Mme Cloutier, qui était entendue en commission parlementaire, mardi.

«La police qui enquête la police, ce n’est pas la bonne solution, croit la députée péquiste Carole Poirier. Si vous êtes une femme agressée par un policier, ce n’est surtout pas à un policier que vous allez vous confier.»

Mais à l’heure où le gouvernement fédéral s’apprête à lancer une enquête nationale sur les femmes autochtones, Québec doute que ce soit nécessaire.

«Je me pose la question : est-ce qu’il faudrait avoir deux enquêtes publiques sur le même sujet», a dit le ministre Kelley.