/sports/opinion/columnists
Navigation

Ovechkin, le meilleur Russe

Alex Ovechkin peut marquer de toutes les façons ­inimaginables.
Photo AFP Alex Ovechkin peut marquer de toutes les façons ­inimaginables.

Coup d'oeil sur cet article

Alex Ovechkin marquera ­probablement son 484e but dans la LNH cette semaine, ­dépassant ainsi Sergei Fedorov au premier rang des marqueurs russes. Ça illustre bien le fait qu’il soit le meilleur joueur russe à avoir joué dans la Ligue nationale et l’un des plus grands de l’histoire.

Mon ami «Ovy» est une machine à marquer. Il a enfilé 52 buts à sa saison recrue à l’âge de 20 ans et il n’a pas dérougi depuis. Il n’a que 30 ans et il a déjà six saisons de 50 buts ou plus. Il en aurait déjà sept ou huit n’eût été les deux lock-out. Il n’a que deux saisons complètes sous la barre des 40 buts (32 et 38).

Il possède l’instinct du tueur et j’ai rarement vu un joueur qui aime autant marquer. Il éprouve un plaisir immense chaque fois que la rondelle touche le fond du filet que ce soit dans un match de 1 à 1, de 5 à 1 ou encore à l’entraînement.

Son niveau d’intensité est inégalé et on l’a vu marquer de toutes les façons inimaginables.

Il se défonce à tous les matchs, saison après saison. Il a toujours l’air de s’amuser sur la patinoire et il est aussi comme ça dans la vie. Tout ce qu’il fait, il le fait à 100 milles à l’heure.

Cauchemar pour les gardiens

Et malheureusement pour les gardiens, il lance aussi à 100 milles à l’heure. Pratiquer avec lui n’était pas de tout repos car arrêter ses tirs, ça fait mal. Je n’ai jamais vu un joueur faire autant mal aux gardiens. Je me suis fâché une couple de fois et je lui suggérais d’aller pratiquer ses tirs sur réception à l’autre bout de la patinoire. Lancer pour réchauffer un ­gardien, il ne connaît pas ça. Il lance toujours pour marquer.

Il maîtrise tous les types de tirs et il peut s’exécuter en patinant à plein régime. Réagir à ses tirs est impossible. Même en étudiant des vidéos, ça ne suffit pas. La seule façon pour un gardien d’avoir un certain succès contre lui, c’est par l’expérience. À force de l’affronter, tu arrives parfois à anticiper sa cible par l’angle de sa lame de bâton, mais je dis bien parfois.

Sa grande force est d’être capable de générer des chances de marquer à partir de rien. Il peut être seul contre deux défenseurs, sans espace de ­manœuvre, puis il prend deux ou

trois enjambées et boum! La rondelle est déjà derrière le gardien.

Un vrai leader et un bon capitaine

Malheureusement, beaucoup d’amateurs ne l’apprécient pas à sa juste valeur. On dit qu’il est un joueur égoïste et qu’il n’est pas un grand capitaine, mais c’est totalement faux. Ovechkin a pris énormément de maturité depuis ses débuts dans la LNH à 20 ans et j’étais avec les Capitals en janvier 2010 lorsqu’il a succédé à Chris Clark (échangé à Columbus) comme capitaine. Il a pris son rôle très au sérieux dès le départ et au fil des ans, il s’est amélioré. Les joueurs des Capitals à qui je parle m’en disent le plus grand bien.

Je vous confirme aussi qu’il est un leader et un joueur d’équipe. J’ai connu des capitaines qui étaient distants de leurs coéquipiers, mais pas «Ovy». Il se mêle avec tout le monde.

Lorsque j’étais à Washington, c’est moi qui organisais le party du Super Bowl. Ovy était le premier à sonner à la porte et il était le dernier à partir.

«Ovy» est un vrai de vrai et je vais toujours le défendre.

-Propos recueillis par Gilles Moffet

Entrefilets

Et la coupe ?
(JT)  |  Les critiques d’Alex Ovechkin lui reprochent de ne jamais avoir gagné la coupe Stanley. Et bien, je pourrais vous défiler une foule de noms
de grands joueurs comme Dale ­Hawerchuk, Marcel Dionne, Peter Stastny, Mats Sundin et plein d’autres qui n’ont jamais gagné la coupe. Ils étaient pourtant des bons leaders, mais ça prouve juste une chose, soit que le hockey est un sport d’équipe. Heureusement pour «Ovy», les ­Capitals ont une belle équipe et ils peuvent aspirer à la coupe.

Le bâton en feu
(JT)  |  Alex Ovechkin a été critiqué pour sa réaction du bâton en feu lorsqu’il avait marqué son 50e but en 2010, mais je vais vous faire une confession. Il cherchait une façon originale de célébrer et c’est moi qui lui avais suggéré le concept du bâton brûlant. Le chenapan ne m’a jamais rendu crédit pour le concept, mais je dois dire que son exécution était quelque peu ratée. En fait, il avait plus l’air d’un gars qui joue du piano que d’un gars qui se réchauffe les mains près du feu. En plus, les gars devaient se regrouper autour du bâton, mais ils étaient gênés et n’ont pas suivi. Le moment est tout de même passé à l’histoire et on a bien ri avec ça.

Le retour de Price
(JT)  |  Carey Price sera prêt à revenir au jeu dans les prochains jours et c’est tant mieux pour le Canadien même si Mike Condon a très bien fait en son absence, du moins jusqu’à samedi où il a eu plus de difficultés. Ces lignes sont écrites avant le match contre les Canucks. On ignore toujours où Price est blessé, mais je crois que c’est encore le genou que Chris Kreider avait amoché au printemps 2014 qui le dérange. Normalement après deux bonnes pratiques, un gardien expérimenté comme Price devrait être en mesure de bien performer. J’ai toujours préféré revenir au jeu lorsque l’équipe allait moins bien, puisque ça me donnait l’occasion de jouer au sauveur. Je sentais plus de pression si l’équipe allait bien puisque je ne voulais pas briser la séquence.

Brèves

Vous désirez réagir à ce texte dans nos pages Opinions?

Écrivez-nous une courte lettre de 100 à 250 mots maximum à l'adresse suivante:

Vous pouvez aussi nous écrire en toute confidentialité si vous avez de l'information supplémentaire. Merci.