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9 faits étonnants sur le Salon du livre

9 faits étonnants sur le Salon du livre
Photo Le Journal de Montréal, PIERRE-PAUL POULIN

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Au Salon du livre de Montréal, il y a des centaines d’écrivains... et Ricardo. «Où puis-je trouver le kiosque de Ricardo?» est probablement la question la plus souvent posée au cours de l’événement. Pour vendre des livres, la cuisine l’emporte souvent sur la littérature. Avec 2037 auteurs inscrits, environ 6000 séances de dédicace prévues et quelque 120 000 visiteurs attendus, le Salon du livre est le plus imposant événement culturel de l’automne 2016 dans la métropole. Il se poursuit jusqu’à lundi.

1. Mijoteuse dédicacée

9 faits étonnants sur le Salon du livre
Photo courtoisie

Par le passé, la jeune bédéiste Estelle Bachelard, alias Bach, à qui on doit la série C’est pas facile d’être une fille, est déjà allée voir Ricardo pour lui faire dédicacer... sa mijoteuse! Une scène cocasse qu’elle a immortalisée dans l’un de ses albums.

2. Gratuit pour Dany

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Photo d'archives, Chantal Poirier

Le seul être humain pour qui le Salon du livre de Montréal offre un accès total et la gratuité à vie, c’est Dany Laferrière. Tout autre que lui a besoin de payer ou de s’inscrire et de déambuler avec une étiquette d’accréditation. Mais le seul Québécois élu à l’Académie française est un cas à part.

3. Bouteille cachée

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Photo courtoisie

Des clichés tenaces – non dépourvus de fondement – associent écrivains et alcool. Certains éditeurs gardent une bouteille à l’intention de leurs auteurs. Cette tradition se perpétue dans la discrétion pour éviter de froisser le traiteur qui détient le monopole de l’alcool sur le site. «Un éditeur va jusqu’à aménager à l’arrière de son kiosque un salon secret avec fauteuils, divans et bar, pour ses auteurs», rapporte une initiée. Santé !

4. Petits bancs

Nouvelle tendance pépère. De plus en plus de visiteurs traînent un petit banc pour s’asseoir dans les files d’attente pour une dédicace. Il y a dix ans, à ma connaissance, personne ne faisait cela; un signe du vieillissement de la population?

5. La cadette

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Photo courtoisie

La cadette des invités d’honneur du Salon est Audrée Wilhelmy, 30 ans. Publiée chez Leméac au Québec et chez Grasset en France, elle aime à parler des choses de l’amour et du désir, mais pas à la manière de Harlequin... Pour son roman Les sangs, où elle réhabilite le personnage de Barbe bleu, elle a par ailleurs remporté le prix Sade.

6. Un immense chantier

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Photo courtoisie

Tous les exposants du Salon du livre insistent pour dire que c’est tout un chantier que de monter et d’organiser un pavillon. «Peu de visiteurs mesurent le travail énorme qu’il y a derrière, l’ouvrage physique de centaines de gens et les mois de préparation», dit Julie Lacroix, du distributeur Prologue.

7. Bolduc discret

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Photo d'archives, SIMON CLARK

L’an dernier, le docteur Yves Bolduc était le ministre de l’Éducation.

Il venait de susciter un tollé en excusant les commissions scolaires qui sabraient dans leurs bibliothèques, par ces mots: «Il n’y a pas un enfant qui va mourir de ça!» Politique oblige, le docteur Bolduc a néanmoins visité le Salon du livre de Montréal quelques semaines plus tard, discrètement...

8. Libraires anti-salon

Les librairies des années 1960 et 1970 s’opposaient à la tenue d’un Salon du Livre (pour éviter que les éditeurs vendent directement aux lecteurs). Quant aux écrivains de l’époque, ils snobaient cet événement «mercantile»; maintenant, la plupart d’entre eux aiment cette foire qui les extirpe de leur solitude d’ermite pour les mêler à leurs semblables.

9. Kiosque pour un roman

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Photo courtoisie

L’an dernier tout un kiosque servait à vendre un livre. Un seul. Et celui-ci n’était pas encore publié. Avec des préposées en tenue affriolante, un certain Marc Aubin proclamait la bonne nouvelle de son futur premier roman. Une gageure payante. Car La Justicière, un roman policier érotique, s’est avéré un gros vendeur.