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«Je ne veux plus être associé à ce gouvernement-là»

Mécontent de Justin Trudeau, un colonel à la retraite de Québec démissionne de la Commission des champs de bataille nationaux

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En profond désaccord avec le gouvernement Trudeau, un colonel à la retraite de Québec commissaire à la Commission des champs de bataille nationaux (CCBN) a remis sa démission mercredi à la ministre du Patrimoine canadien, Mélanie Joly, afin «de ne plus être associé d’aucune façon au gouvernement du Parti libéral actuel».

Marcel Belleau, qui faisait partie jusqu’à mercredi des six commissaires qui siègent sur le conseil d’administration de la CCBN, a fait parvenir en journée une lettre à la nouvelle ministre libérale dans laquelle il lui remet sa démission.

«Tout en respectant la décision démocratique des Canadiens d’avoir porté votre parti au pouvoir, je suis en profond désaccord avec certaines positions de votre gouvernement, en particulier en ce qui concerne le retrait de nos avions de la Coalition qui lutte contre le groupe État islamique, la précipitation irréfléchie dans l’accueil des réfugiés et l’attitude de la ministre de la Justice vis-à-vis l’expulsion de criminels étrangers et le port du niqab lors des cérémonies d’assermentation», a écrit l’ex-colonel.

«Je comprends que la mission et les travaux de la Commission des champs de bataille nationaux n’ont rien à voir avec ces questions, mais je ne veux plus être associé d’aucune façon au gouvernement du Parti libéral actuel», a-t-il conclu.

Un geste «symbolique»

M. Belleau, qui doute que le nouveau premier ministre ait suffisamment de maturité pour affronter les enjeux internationaux auxquels le pays fait face, a expliqué sa décision mercredi après-midi sur les ondes de CHOI 98,1.

«Ma démission, c’est un peu symbolique parce que ça ne me coûte rien, on est des bénévoles, a mentionné l’homme. Mais on est considérés comme des officiers du gouvernement fédéral et je ne veux plus être associé à ce gouvernement-là, à ce parti-là, parce que ça ne correspond pas du tout à mes idées. [...] [Les décisions du gouvernement Trudeau] ne vont pas du tout dans l’intérêt du Canada à mon point de vue», a-t-il poursuivi, insistant sur l’importance que le Canada soit actif au sein de la Coalition internationale contre l’État islamique.

«D’augmenter les forces qui entraineraient des Kurdes, c’est pas mauvais, je ne suis pas contre ça. Mais on peut faire les deux», a-t-il affirmé, faisant référence aux frappes aériennes qui cesseront prochainement, tel que l’a confirmé le gouvernement Trudeau.

Pour écouter l'entrevue, cliquez ici.

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