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On l’a voulu, on l’a eu!

On l’a voulu, on l’a eu!
Photo AFP

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Dans les années 60, la chanteuse Annie Cordy a connu un grand succès avec la chanson Tu m’as voulue, tu m’as eue!

«Tu m’as voulue, tu m’as eue / Tu m’as choisie, c’est tant pis / On était deux amoureux, on se voyait une heure ou deux / Ça marchait très bien comme ça, mais tu voulais vivre avec moi...»

NAMASTÉ !

Cette chanson décrit parfaitement la relation des Canadiens avec Justin «Kumbaya» Trudeau.

Vous êtes déçus? Vous le trouvez trop mou? Pas le genre que vous voulez avoir comme leader lors d’un conflit?

Vous auriez dû y penser avant...

On l’a voulu? Eh bien, on l’a eu!

Le beau monsieur qui n’a strictement rien à dire, mais qui paraît bien sur la couverture de Paris Match...

«Ça va rajeunir l’image du Canada», ont dit certains.

Pour la rajeunir, ça la rajeunit, en effet !

Après mononcle PlayMobil, on se retrouve avec un premier ministre en culottes courtes qui est tout excité de se retrouver avec les grands de ce monde.

«Wow, Obama! Wow, Poutine! Cheese, les boys, c’est une photo pour mon fan-club!»

Le 24 octobre, Marie-Claude Lortie a écrit un texte dithyrambique sur Justin Trudeau. On le relit, aujourd’hui, et on se pince.

«Pour la première fois, un membre de la génération X a été élu premier ministre. Et avec Sophie Grégoire et Justin Trudeau, pour la première fois, les tatouages, le yoga, la méditation et l’ouverture émotionnelle sont arrivés au 24 Sussex...»

Et attendez, ça continue.

«Non seulement on a un premier ministre qui magasine chez Philippe Dubuc – designer québécois totalement moderne – et un leader qui a l’air d’une vedette de Bollywood quand il investit le plancher de danse dans les soirées indiennes, mais on a aussi une femme à ses côtés qui connaît la différence entre le lotus et le cobra et qui s’intéresse à la neuropsychologie... Namasté, chers Canadiens.»

Oui, Messieurs-dames, ce texte a été publié dans La Presse.

Et pas dans la section Humour à côté des cartoons, non: dans les «vraies» pages.

PINK DADDY

Le 8 novembre, la chroniqueuse de La Presse a récidivé.

Cette fois-ci, elle a dit aimer Justin, car il incarnait l’homme de 2015.

«L’homme de 2015 va chercher ses enfants à la garderie (et les embrasse !), il cuisine – et instagramme ses meilleurs plats –, il s’entraîne parce qu’il se soucie de sa taille...

«L’homme de 2015 a un fils gai, une amie d’enfance aussi et il verse des larmes sans honte en entendant les récits de guerre des vétérans. Il en verse aussi en voyant son fils lire pour la première fois.»

Son programme? Ses idées? Bof, on s’en fout!

Le gars est rose, il est cool, il «bouge avec aisance dans une soirée indo-montréalaise» et porte du Philippe Dubuc !!!!

Vite, votons pour lui!

C’est ce qu’on a fait.

Avec le résultat qu’on se retrouve avec Junior au G-20.

Multipliant les selfies pendant que le monde démocratique a le couteau sous la gorge.

 

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