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La défense présente Turcotte comme une «bonne personne»

La défense présente Turcotte comme une «bonne personne»
PHOTO LE JOURNAL DE MONTRÉAL, Martin Alarie

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SAINT-JÉRÔME |  Poursuivant sa plaidoirie pour une troisième journée, l'avocat de Guy Turcotte a présenté son client comme une «bonne personne» et a allégué que rien dans la preuve ne démontrait qu'il avait prémédité le meurtre de ses enfants.

Selon son interprétation des différents témoignages entendus, Me Pierre Poupart a soutenu jeudi devant les jurés que Guy Turcotte était un bon gars, un collègue apprécié et une personne avec de belles valeurs.

Me Poupart a voulu mettre l'accent sur cette contradiction : comment ce père qui se préoccupait tant du bonheur de ses enfants a-t-il pu commettre une telle atrocité ? Seule la maladie mentale peut l'expliquer, plaide-t-il.

L'avocat a demandé au jury de s'attarder à un détail : quand Turcotte a appelé son agent d'immeuble à 20 h 27 le soir du drame, des hésitations dans la voix lui ont fait croire à celui-ci qu’il n’était pas dans son état normal.

La théorie de la défense est que l'accusé a entamé son plan de suicide avant de tuer ses enfants. Mais attention, a répété plusieurs l'avocat en cour, ce n'est pas l'intoxication qui est en cause, mais bien la maladie mentale.

Me Poupart s'est attardé au passage de son client de l'hôpital de Saint-Jérôme où des témoins ont raconté qu'il pleurait et répétait semble-t-il qu'il aimait Isabelle Gaston. L'avocat a donc dit au jury que ce n'était pas de la haine ou de la colère qu'il éprouvait envers son ex-femme. Il manifestait plutôt de la souffrance et du désarroi.

Guy Turcotte a écouté son avocat la tête baissée, les yeux fixant le sol. Les parents de l'accusé, aussi grands-parents des petites victimes, sont toujours à ses côtés. Ils prennent continuellement des notes. Les plaidoiries continueront lundi.