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La discipline d’un homme en or

Samuel Girard est une vedette montante du patinage de vitesse

Samuel Girard se définit comme un patineur instinctif, assez complet pour évoluer sur différentes distances.
Photo d'archives Samuel Girard se définit comme un patineur instinctif, assez complet pour évoluer sur différentes distances.

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La région peut s’enorgueillir de voir naître une autre vedette: Samuel Girard.

Originaire de Ferland-et-Boilleau, le patineur de vitesse courte piste apprivoise le succès et sa vie, souvent loin des siens.

Voué à un grand avenir selon différents intervenants du milieu, Samuel Girard, 19 ans, a confirmé son grand potentiel au cours des dernières semaines sur la scène internationale du patinage de vitesse courte piste.

Le natif de Ferland-et-Boilleau, une petite municipalité du Saguenay située à une vingtaine de kilomètres de La Baie, a réalisé deux premières en autant de week-ends. Après une première médaille individuelle à Montréal à la fin octobre (argent au 1000 mètres), il a décroché l’or au 500 mètres la semaine dernière à Toronto.

«C’est quand même ma première médaille, donc il y a toujours une petite surprise, mais je connaissais mon potentiel et je savais ce que j’étais capable de faire, confie Samuel Girard au cours d’un long entretien téléphonique avec Le Journal.

«Oui, je visais une médaille, mais on ne sait jamais ce qui peut arriver dans une compétition», ajoute-t-il avec sagesse.

Adaptation facile

Samuel Girard et Charles Hamelin, lors de la première Coupe du monde à Montréal
Photo d'archive
Samuel Girard et Charles Hamelin, lors de la première Coupe du monde à Montréal

À sa deuxième saison chez les seniors, celui qui se caractérise comme étant un patineur instinctif file le parfait bonheur.

Loin de son coin de pays depuis l’âge de 17 ans, puisqu’il s’entraîne à temps plein au centre national à Montréal, Girard ne souffre pas du mal du pays. Loin de là.

«Ce n’est pas comme si je n’avais rien à faire, précise-t-il avec justesse. Avec l’école et les entraînements, je n’ai pas trop le temps de m’ennuyer de ma place. Il y a toujours quelque chose qui me tient occupé et d’autant plus que ça se passe vraiment bien, c’est le fun de continuer à travailler fort pour m’améliorer.»

Sur la glace, Samuel Girard apprécie particulièrement la distance du 1000 mètres, tout en se disant capable de bien paraître à chaque épreuve.

«Je suis un patineur assez complet, c’est-à-dire que je me débrouille bien sur toutes les distances, explique-t-il. J’essaie d’être le plus imprévisible possible sinon tes adversaires vont finir par te connaître et savoir ce que tu vas faire.»

Loin des yeux, près du cœur

Même s’il passe très peu de temps dans son Ferland-et-Boilleau natal, Samuel Girard n’oublie pas d’où il vient. Il a même l’intention de rentrer au bercail lorsque sa carrière de patineur sera terminée.

À Ferland-et-Boilleau, le nom du jeune homme de 19 ans est très familier et lorsqu’il est en visite là-bas, il ne passe vraiment pas inaperçu!

«Chaque fois que je vais là-bas, il y a plusieurs personnes qui viennent me féliciter et ça me fait plaisir de parler avec eux, indique le sympathique athlète. Je ne pense pas que je sois vu comme une star, c’est surtout que les gens sont contents que je puisse mettre Ferland-et-Boilleau sur la map.»

Deux rêves bien précis

Samuel Girard a de grands rêves et il ne ménage aucun effort pour les concrétiser.
Photo d'archive
Samuel Girard a de grands rêves et il ne ménage aucun effort pour les concrétiser.

Samuel Girard a deux rêves en tête. Si le premier est partagé par la majorité des athlètes de haut niveau, le second est avant tout sentimental.

L’expert en patinage de vitesse courte piste ne le cache pas: le rêve olympique fait indéniablement partie de ses pensées. Les prochains Jeux olympiques d’hiver auront lieu en 2018, à Pyeongchang en Corée du Sud.

«Participer aux Jeux olympiques est le rêve de tout athlète. Gagner une médaille serait incroyable, mais seulement d’y participer, j’adorerais ça.»

Chez lui

Mais s’il excelle depuis qu’il est d’âge junior sur les anneaux glacés de la planète, c’est avant tout à la maison que Samuel aimerait se donner en spectacle, dans le cadre d’une étape de la Coupe du monde.

La dernière fois que Saguenay a reçu ce genre d’événement, c’était en octobre 2011.

«Peut-être que ça va arriver un jour, espère l’ancien membre du Club F-18 de La Baie. Oui, mes parents viennent me voir à Montréal et c’est bien, mais patiner dans ton coin de pays et devant ton monde, c’est une tout autre histoire. Ça serait vraiment plaisant de patiner face aux meilleurs au monde, devant mon monde. C’est mon rêve personnel», confie-t-il.

À court terme, Girard a comme objectif d’obtenir sa place en vue des Championnats mondiaux à la fin de la saison.

La tradition se poursuit

Samuel Girard s’ajoute donc aux nombreux athlètes régionaux en patinage de vitesse courte piste à briller sur la scène internationale. Cette saison seulement, Marianne St-Gelais, Valérie Maltais et Kasandra Bradette sont actifs sur l’équipe nationale.

Ajoutez à cela Marie-Ève Drolet, Marc Gagnon et Frédéric Blackburn, et vous vous retrouvez avec une solide brochette de Bleuets sur lames.