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Soutien sans précédent pour la recherche sur la SLA à Québec

Le chercheur en neurosciences Jean-Pierre Julien.
Le chercheur en neurosciences Jean-Pierre Julien.

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Lauréat d’une bourse de 2,5 millions $, le chercheur en neurosciences Jean-Pierre Julien, de l’Université Laval, doit une fière chandelle au Ice Bucket Challenge, qui a rendu possible ce soutien sans précédent.

«C’est la première fois que je reçois une aussi grosse subvention de recherche. Celles-ci tournent habituellement autour de 150 000 $ à 200 000 $», souligne le Dr Julien. Rattaché à l’Institut universitaire en santé mentale de Québec, ce dernier a acquis une expertise de pointe dans la quête de nouveaux traitements pour la sclérose latérale amyotrophique (SLA), capables de ralentir cette terrible maladie.

À ce jour, le seul traitement disponible permet tout au plus de prolonger la vie des personnes atteintes de trois mois. Le Dr Julien et ses collègues, les Dres Jasna Kriz, de l’Université Laval, et Angela Genge, de l’Université McGill, étudient les mécanismes inflammatoires dans le corps qui s’attaquent aux neurones liés à la motricité.

Plante médicinale

«L’inflammation fait partie de la SLA et on veut le prouver. Les résultats préliminaires sont très encourageants. Je me suis intéressé aux propriétés anti-inflammatoires d’une plante médicinale utilisée depuis 4000 ans en Inde pour traiter l’arthrite, appelée Withania somnifera», explique le Dr Julien, qui rentre de l’Inde.

Outre les extraits de cette plante, les chercheurs ont mis au point des molécules synthétiques dérivées du Withania somnifera pour lesquelles des études pharmacologiques sont en cours.

«On cherche à comprendre l’impact de ces composés dans les changements cellulaires et à identifier de nouveaux biomarqueurs de la SLA. De premiers essais chez l’humain seront faits à l’Université McGill. On vise des tests sur une plus grande échelle d’ici deux ans environ», souligne le Dr Julien.

Paralysie progressive

La subvention de 2,48 millions $ de la Société canadienne de la SLA et de la Fondation Brain Canada est répartie sur trois ans. La SLA ou maladie de Lou Gehrig touche 3000 Canadiens.

Elle provoque une perte progressive de la capacité à marcher, parler, avaler, bouger et respirer. Le décès survient deux à cinq ans après le diagnostic.