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Petrov se réjouit des succès de Therrien

Oleg Petrov
Photo Le Journal de Montréal, Pierre Durocher Oleg Petrov garde d'excellents souvenirs de ses années passées avec le Canadien et il était heureux de renouer avec Alex Kovalev, vendredi à Laval.

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À la retraite depuis 2013, Oleg Petrov a choisi Montréal comme lieu de résidence principale avec sa famille et il a donc l’occasion de suivre de près les performances du Canadien et de son bon ami Andreï Markov.

Nous avons croisé l’ancien attaquant du Tricolore vendredi, à Laval, alors qu’il participait à un événement pour la Fondation d’Alex Kovalev.

Malgré ses 44 ans, Petrov a encore un bon coup de patin. Après tout, il jouait dans la KHL il y a deux ans et demi.

Il était ému lorsque Marc Juteau, de la firme d’encan d’articles de sport Classic Auction, lui a remis le chandail original numéro 14 qu’il a endossé au cours de ses dernières saisons à Montréal.

«J’ai vécu de bons moments avec le Canadien. Ça me touche», lui a dit Petrov, fier d’avoir porté les couleurs du Canadien durant 365 matchs entre 1993 et 2003 avant d’être échangé aux Predators et de poursuivre sa carrière en Suisse et en Russie.

Voici l’entrevue que nous avons réalisée avec cet attaquant de 5 pi 9 po qui avait terminé au premier rang des marqueurs du Canadien en 2000-2001, à égalité avec Saku Koivu avec un total de 47 points, avant de connaître un sommet personnel de 24 buts la saison suivante.

Tu as terminé ta carrière dans ton pays natal. Pourquoi as-tu choisi de revenir au Québec afin d’y vivre 12 mois par année?

«J’ai toujours aimé la ville et les gens. Montréal a été comme ma deuxième maison pendant ma carrière. Même lorsque je jouais en Suisse et en Russie, je passais la moitié de l’année ici. Mon épouse Christina est originaire de l’ouest de Montréal et notre résidence est située à Beaconsfield. Nos deux filles, maintenant âgées de 9 et 10 ans, s’adonnent au patinage artistique. C’est très agréable de pouvoir passer beaucoup de temps en famille.»

Joues-tu encore au hockey?

«Oui, pour me tenir en forme. Je joue dans une ligue de garage à Rosemont. La plupart des joueurs sont d’ailleurs francophones. Je ne suis pas en mesure de parler français avec eux, mais je comprends un certain nombre de mots. Je participe aussi à des matchs impliquant d’anciens joueurs du Canadien et c’est avec grand plaisir que je prendrai part à celui qui sera disputé face aux anciens Bruins le 31 décembre à Foxboro. Je m’implique aussi dans le hockey mineur à Dollard-des-Ormeaux, donnant un coup de main aux entraîneurs.»

Assistes-tu à des matchs au Centre Bell et que penses-tu de l’édition actuelle du Canadien?

«Il m’arrive à l’occasion d’aller au Centre Bell. J’aime vraiment la façon dont l’équipe joue. Il y a beaucoup de talent et Andreï [Markov] continue de se comporter comme un général à la défense. Je me réjouis aussi des succès que remporte Michel Therrien à la barre du Canadien. De tous les entraîneurs à m’avoir dirigé pendant mes 22 ans de carrière dans les rangs professionnels, il a été mon préféré. Il m’a beaucoup aidé en me faisant confiance dès son arrivée avec l’équipe en novembre 2000. Ça m’a permis de connaître mes plus beaux succès dans la LNH. Michel fait un boulot remarquable depuis son retour avec le Canadien.»

Quels sont tes meilleurs souvenirs de ces années passées avec le Canadien?

«Il y en a plusieurs. J’ai eu l’honneur d’être le premier Russe à jouer pour le Canadien et j’ai eu la chance de remporter la coupe Stanley dès mon année recrue, en 1993. N’ayant pris part qu’à neuf matchs en saison régulière et à une seule rencontre éliminatoire cette année-là, mon nom n’a pas été inscrit sur la coupe. Honnêtement, ça ne me dérange pas. C’était un honneur de faire partie de cette équipe extraordinaire. J’ai été choyé d’avoir de bons compagnons de trio à Montréal, comme Saku Koivu. La meilleure ligne d’attaque fut celle que Doug Gilmour, Richard Zednik et moi formions en 2001-2002. J’étais pas mal fier d’avoir marqué 24 buts en 75 matchs.»

Que retiens-tu de tes années passées dans la Ligue continentale de hockey (KHL)?

«J’ai eu l’occasion de gagner le tout premier championnat dans cette ligue, la coupe Gagarine, en 2009, avec l’Ak Bars Kazan. Ce furent des moments mémorables, car on a écrit une page d’histoire. J’avais connu de bonnes séries. J’ai ensuite eu la chance de jouer dans ma ville natale, à Moscou. Ce fut une belle

expérience. Je peux dire que ma carrière a été bien remplie puisqu’elle a pris fin quand j’avais 42 ans. Malgré ma petite taille, j’étais rarement blessé. J’ai ensuite travaillé comme entraîneur dans la KHL pendant quelques mois avant de revenir vivre à Montréal 12 mois par année. Je me sens serein à la retraite, même si le hockey me manque.»

Tu as été entrepreneur en construction dans un projet de condominiums à Montréal ces dernières années. Les gens sont-ils surpris de te rencontrer sur les chantiers?

«Je ne suis presque plus impliqué dans ce domaine. Mais je suis toujours heureux de rencontrer des gens qui se souviennent de m’avoir vu jouer pour le Canadien. Cependant, mon nom ne dit rien aux jeunes de moins de 20 ans!»

Est-ce que je me trompe ou tu sembles beaucoup plus à l’aise avec les journalistes qu’à l’époque?

«C’est normal. Je n’avais que 21 ans à mes débuts avec le Canadien et je n’étais pas familiarisé avec la langue anglaise. J’étais timide. Je suis une personne bien différente aujourd’hui. Je suis à l’aise dans cette nouvelle vie que je mène au Québec.»