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Laxisme sécuritaire

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La majorité des Canadiens est opposée à l’accueil de réfugiés d’ici le premier janvier. Des élus municipaux et provinciaux implorent Justin Trudeau de ralentir la cadence afin de garantir une sélection minutieuse des demandeurs d’asile.

Mais le nouveau premier ministre reste parfaitement étanche. Il y a un mois à peine, il clamait vouloir être le premier ministre de «tous les Canadiens», être à l’écoute et attentif aux besoins de la population. Aujourd’hui, on découvre avec déception un premier ministre parfaitement Téflon avec une idée fixe. M. Trudeau avait enseigné l’art dramatique. Nous aurait-il donc joué la comédie?

Son laxisme sécuritaire fait de lui un complice de l’ÉI.

Ottawa se veut toutefois rassurant. Nous, humbles citoyens, aurions tort de craindre l’infiltration de terroristes, car, nous dit-on, chaque réfugié fera l’objet d’une vérification rigoureuse et méthodique. Mais une telle affirmation est-elle crédible? Faisons un petit calcul.

Un dossier à l’heure

Supposons que le processus de sélection ait débuté le 1er novembre et qu’il s’étire jusqu’au vendredi 18 décembre. La sélection des 25 000 réfugiés doit donc être achevée en 35 jours. Supposons également que 20 % d’entre eux, soit 5000 personnes, aient moins de 12 ans et ne nécessitent aucune vérification. Il reste donc 20 000 dossiers à traiter en 35 jours.

Pour satisfaire la toquade de M. Trudeau, il faudrait donc que les fonctionnaires étudient 571 dossiers par jour, donc 82 dossiers à l’heure, ou 1,4 dossier à la minute. Autrement dit, même en n’accordant qu’une heure à chaque dossier, il faudrait que 82 fonctionnaires travaillent à temps plein jusqu’au 18 décembre pour passer à travers toutes les demandes.

À titre comparatif, il est clairement et explicitement indiqué sur le site du gouvernement canadien que le traitement d’une demande de réfugié peut prendre jusqu’à 36 mois (soit environ 5300 heures!) et même davantage pour les cas plus complexes. Certes, le contex­te exige que le processus soit accéléré. Mais même en réduisant de 95 % le temps normalement nécessaire au traitement des demandes, il faudrait malgré tout 1,8 mois pour analyser un dossier.

Les chiffres sont éloquents. Pour que les mesures de sécurité traditionnelles soient respectées, il faudrait que la productivité d’une armée de fonctionnaires augmente soudainement et miraculeusement de 530 000 %. Or, même si un tel miracle se produisait, il resterait insuffisant, car nous ne sommes plus en temps normal. L’État islamique a déclaré la guerre à l’Occident et déploie son arsenal.

125 terroristes dans nos rues

Début septembre, 4000 terroristes de l’État islamique avaient déjà profité de la vague de migrants pour s’infiltrer en Europe. Qui sait à combien leur nombre s’élève aujourd’hui? L’un des terroristes de Paris comptait d’ailleurs parmi les réfugiés. Si à peine 0,5 % de nos 25 000 réfugiés s’avèrent d’irrécupérables fous d’Allah, nous pourrions brusquement voir surgir 125 terroristes dans nos rues. Je n’ose imaginer l’ampleur du carnage dont ces sanguinaires seraient capables!

Malgré tout, M. Trudeau demeure inflexible, carrément intransigeant. Il refuse de comprendre qu’en lésinant sur la sécurité, sa politique de boy-scout met en danger la vie des Canadiens. Il ne voit pas que son laxisme sécuritaire fait de lui un complice de l’ÉI.

La France a fermé ses frontières immédiatement après l’attentat de Paris. Peut-être aurait-elle dû y penser plus tôt. Ne commettons pas la même erreur et filtrons soigneusement nos réfugiés!

 

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