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Médecins en renfort dans les secteurs en pénurie

Le ministre Gaétan Barrette met en place des mesures inédites

«On va s’occuper de la population en premier», a dit jeudi le ministre de la Santé Gaétan Barrette, à l’issue d’une rencontre avec les médecins de la clinique de Neufchâtel. À ses côtés, le député de Vanier-Les Rivières, Patrick Huot.
Photo Le Journal de Québec, Didier Debusschère «On va s’occuper de la population en premier», a dit jeudi le ministre de la Santé Gaétan Barrette, à l’issue d’une rencontre avec les médecins de la clinique de Neufchâtel. À ses côtés, le député de Vanier-Les Rivières, Patrick Huot.

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«La clinique médicale de Neufchâtel doit rester ouverte», affirme le ministre Gaétan Barrette, qui met en place des mesures inédites afin de redistribuer les médecins de famille là les besoins se font sentir, comme c’est le cas sur le territoire nord de Québec.

«La problématique dans la région de Québec, c’est celle du beigne inversé. Dans les villes, on voit en général que le centre-ville se vide et que la couronne se remplit, alors qu’ici, au niveau des effectifs médicaux, le centre se remplit et la couronne s’appauvrit de façon spectaculaire», a illustré jeudi le Dr Barrette, à la sortie d’une rencontre avec les médecins de la clinique médicale de Neufchâtel, qui est en péril faute de relève.

Selon le ministre, «les pratiques faciles sont autour de Place Laurier et dans les quartiers confortables, plus riches, où l’on retrouve une clientèle plus jeune, plus en forme, à l’inverse des quartiers où la clientèle est plus âgée et plus lourde. C’est la perception, mais c’est comme cela».

Une première au Québec

Les nouveaux médecins facturants (un millier dans les trois prochaines années au Québec) et ceux en mobilité seront donc dirigés vers les zones, voire les cliniques, en pénurie. «Je ne peux pas forcer un médecin à aller à un endroit en particulier, mais j’ai le pouvoir d’offrir comme postes que des cliniques Neufchâtel. On leur donnera un menu composé d’adresses, de zones où il a des besoins», s’est engagé le Dr Barrette.

Deux des quatre médecins encore en poste à la clinique de Neufchâtel, les Drs François Auger et Alain Tardif, ont accueilli les propos du ministre comme une bouffée d’oxygène. «Malgré la baisse de patients inscrits, nous pourrons garder notre statut de GMF [Groupe de médecine familiale], ce qui nous rend plus attractifs. On se donne un an pour recruter trois, quatre nouveaux médecins», ont-ils souligné.