/news/currentevents
Navigation

La mère de Jenique Dalcourt et la police gardent espoir

Jenique Dalcourt a été tuée à coups de barre de fer sur la piste cyclable dans le Vieux-Longueuil il y a plus d’un an.
Photo Agence QMI, Sylvain Denis Jenique Dalcourt a été tuée à coups de barre de fer sur la piste cyclable dans le Vieux-Longueuil il y a plus d’un an.

Coup d'oeil sur cet article

La famille de Jenique Dalcourt garde espoir que le «pourri» qui a tué sa fille sur une piste cyclable à Longueuil soit arrêté. Un but que partage la police après s’être vu refuser une seconde fois de porter des accusations contre le principal suspect, cette semaine.

«La famille était sous le choc et très déçue, mais elle est solidaire avec les policiers et le procureur. Elle comprend que ce n’est que partie remise», a affirmé hier l’avocat Marc Bellemare qui parlait au nom de la mère de Jenique.

Marc Bellemare, avocat de la famille
Photo Agence QMI, Simon Clark
Marc Bellemare, avocat de la famille

«Ils ont espoir que le pourri qui a fait ça soit arrêté un jour», a-t-il ajouté.

La famille et la police de Longueuil ont encaissé un second coup dur jeudi lorsque le Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP) a annoncé qu’il «ne déposera pas d’accusation criminelle» contre le suspect relié au meurtre de la jeune femme de 23 ans survenu le 21 octobre 2014.

«Je mentirais si je disais que mon personnel n’a pas reçu la nouvelle comme une douche froide, a souligné Jean-François Robert, inspecteur-chef responsable du Service de police de l’agglomération de Longueuil (SPAL). Par contre, ça fait partie de notre travail. Notre obligation, c’est de procéder à l’enquête», a-t-il précisé.

Des boîtes de documents

La deuxième requête du SPAL déposée au DPCP visait bel et bien le même individu qui est dans la mire des policiers depuis le début de l’enquête.

«Nous avons multiplié nos démarches. On a éliminé plusieurs pistes, ce qui nous a amenés à déposer un dossier complet d’une quinzaine de caisses de documents», a affirmé M. Robert qui réitère que son équipe a bien travaillé.

Ce dernier a nié les allégations voulant que la scène de crime eût été mal protégée et la preuve, contaminée.

«Il n’y a pas eu de cafouillage lors de l’enquête et le périmètre a été bien érigé pendant plusieurs heures», a assuré M. Robert.

«Tous les éléments de preuve ont été colligés, c’est un dossier qui est très exhaustif et très complet», a-t-il ajouté.

Pas d’indemnité

Tandis que l’enquête a repris de plus belle, la mère de Jenique continue, quant à elle, à se battre pour avoir droit au service d’indemnisation des victimes d’actes criminels (IVAC).

Elle souhaite que ses traitements psychologiques continuent d’être remboursés, car cette dernière n’a pas les moyens de payer l’aide nécessaire.

«L’IVAC est dégueulasse dans ce dossier. Nous irons contester leur décision afin qu’on puisse reconnaître son statut de victime. Monique Dalcourt a besoin d’aide psychologique, sa fille a été assassinée», a réitéré son avocat, Me Bellemare.

LE FIL DES ÉVÈNEMENTS

Jenique Dalcourt
Photo courtoisie
Jenique Dalcourt

21 octobre 2014

  • Jenique rentre à pied chez elle après le travail. Elle est battue à mort près de la piste cyclable du Vieux-Longueuil.

24 octobre

  • Vigile en mémoire de la jeune femme.

26 octobre

  • Un suspect dans la vingtaine est arrêté. Deux jours plus tard, l’homme est libéré sans qu'une accusation ne soit portée.

30 octobre

  • Les funérailles de Jenique sont célébrées.

5 novembre

  • Les enquêteurs retournés sur les lieux à la recherche de nouveaux éléments de preuve.

26 novembre

  • Le DPCP annonce qu’il ne déposera pas d’accusation contre le principal suspect.

 

Brèves

Vous désirez réagir à ce texte dans nos pages Opinions?

Écrivez-nous une courte lettre de 100 à 250 mots maximum à l'adresse suivante:

Vous pouvez aussi nous écrire en toute confidentialité si vous avez de l'information supplémentaire. Merci.