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Marc Bergevin: impressionnant!

conférence APEX
Photo Le Journal de Montréal, Chantal Poirier

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On doit se réjouir quand, dans le monde du sport, un décideur est récompensé pour le travail accompli au fil des ans. On sait très bien que les propriétaires des équipes sont moins patients, moins tolérants qu’autrefois et que, par conséquent, ils désirent des résultats immédiats.

Marc Bergevin a amplement mérité la confiance que viennent de lui témoigner l’organisation du Canadien et, particulièrement, Geoff Molson. Il suffit de jeter un coup d’œil sur le parcours emprunté depuis son arrivée à Montréal pour mieux saisir les efforts déployés permettant au Canadien d’atteindre des standards qui placent l’organisation au premier rang au classement général.

Ce qu’il a accompli est génial.

Il a pris des décisions dans le but de libérer sa masse salariale. Il a été clairvoyant en échangeant des vétérans afin de créer des opportunités aux jeunes joueurs de l’organisation. Il a fait confiance à un entraîneur comme Michel Therrien, que plusieurs équipes de la Ligue ont ignoré, et les résultats sont impressionnants.

Dans le monde du hockey d’aujourd’hui, les équipes les mieux informées sont celles qui surmonteront les obstacles. Sur ce point, Marc s’est entouré de gens qualifiés, des gens capables de flairer les bonnes occasions d’améliorer l’équipe. Consultez le profil de carrière des gens qui composent son organigramme et vous comprendrez rapidement pourquoi le Canadien est devenu en si peu de temps une puissance de la Ligue nationale.

Bergevin et son groupe ont également réalisé des transactions qui ont changé l’équipe. Pas de gros noms, mais des patineurs pouvant remplir un rôle et aussi des patineurs pouvant accepter des responsabilités.

Dale Weise n’est-il pas une belle surprise?

L’embauche de Tomas Fleischmann s’avère jusqu’à maintenant un investissement exceptionnel.

Il a fait preuve d’audace en embarquant Brendan Gallagher et Alex Galchenyuk dans la grande aventure du hockey de la Ligue nationale alors qu’ils étaient encore très jeunes? Ne doutait-on pas du physique de Gallagher? Aujourd’hui, il exerce un impact important au sein de la formation.

On dira que Marc Bergevin a hérité d’une organisation avec un bon noyau de joueurs, c’est vrai. Carey Price, un gardien d’exception, Max Pacioretty, PK Subban, Andreï Markov, Tomas Plekanec, mais il fallait entourer ces joueurs.

Aujourd’hui, ils ont atteint une maturité et, avec l’éclosion de jeunes comme Gallagher et Galchenyuk, et avec la profondeur au sein de l’organisation, on peut comprendre que les décideurs visent haut.

Et pourquoi pas?

Quand on a une formation qui se maintient dans le Top 5 et qui joue avec passion comme c’est le cas présentement pour le Canadien, malgré les blessures, on a de quoi être ravi.

Non seulement Marc Bergevin a-t-il gagné toute la confiance des propriétaires de l’équipe, mais, à travers la Ligue nationale, ses homologues reconnaissent son talent, son jugement et son sens du devoir.

Son ascension a été rapide et il n’est pas étonnant qu’on le retrouve aujourd’hui parmi l’élite des directeurs généraux.

Ottawa : à surveiller

Si le Canadien monopolise toute l’attention surtout après avoir battu, la semaine dernière, les Rangers à New York par la marque de 5-1, il y a une autre formation, qui ne fait pas beaucoup de bruit, mais qui accumule les points.

Les Sénateurs d’Ottawa peuvent marquer des buts, ils ont une attaque explosive, une attaque guidée par Erik Karlsson, et si Craig Anderson tient le coup, cette formation pourrait bien être au rendez-vous du printemps.

En tous les cas, elle montre qu’elle peut marquer des buts. Lors des deux derniers matchs à Dallas et au Colorado, les Sénateurs ont inscrit 12 buts.

L’indice « Thanksgiving »

Il n’y a pas de formules pour en arriver à la conclusion que 77 % des équipes occupant, lors du week-end de l’Action de grâce aux États-Unis, une place dans le tournoi printanier, seront bel et bien au rendez-vous.

L’an dernier, les Kings, les Maple Leafs et les Bruins ont été les trois seules formations à faire chou blanc.

Cette saison, si on s’arrête à cette équation qui n’a rien de bien scientifique, croyez-moi, on risque de voir quelques équipes avec un potentiel certain rater les séries éliminatoires.

Je pense tout d’abord aux Ducks d’Anaheim.

Je pense au Lightning de Tampa Bay.

Voilà deux formations que plusieurs observateurs voient en finale de la Coupe Stanley qui ont des difficultés à coller les victoires. Pour les Ducks, il n’y a pas lieu de paniquer puisqu’ils évoluent dans une division plutôt énigmatique.

Exemple: les Ducks accusent un retard de six points sur les Kings de Los Angeles, au sommet de la division pacifique. Ils ont un retard de quatre points sur le troisième rang. Donc, rien n’est perdu.

Également pour le Lightning, qui, avant les matchs du week-end, tirait de l’arrière par deux points sur les Bruins de Boston. Il se pourrait donc que cette année, l’équation ne tienne pas.

Il y a une nette domination au sommet avec le Canadien, les Rangers, les Capitals, les Stars, mais, par la suite, ce sera une lutte éreintante jusqu’à la fin.

 

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