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Salaires des médecins: Québec ne peut récupérer les 800 millions payés en trop

Le premier ministre Philippe Couillard
Photo Stevens LeBlanc Le premier ministre Philippe Couillard

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Les 800 millions $ payés en trop aux médecins ne seront pas récupérables par le gouvernement, reconnaît le premier ministre Philippe Couillard.

La vérificatrice générale Guylaine Leclerc a révélé, dans son rapport dévoilé la semaine dernière, que les économies de 400 millions prévues dans l’accord sur l’étalement de la rémunération des médecins n’étaient pas au rendez-vous. De plus, les coûts associés aux salaires des médecins «explosent» et dépassent les 415 millions, rapportait Le Journal dans sa livraison du 27 novembre.

Sous-estimation

Le gouvernement n’a pas l’intention de demander aux médecins de rembourser l’argent versé en trop. «Ce que la vérificatrice trouve, c’est que la base de calcul initial qui a servi aux accords [d’augmentation de salaire] a présenté un problème de sous-estimation de certains éléments.

«On ne peut pas défaire ce qui a été payé pour des services aux patients. On travaille pour corriger la projection des prochaines années, le ministre Barrette [Santé] est là-dessus», a expliqué le premier ministre à l’occasion d’une mêlée de presse, à Paris.

Le projet de loi 20, qui vient d’être adopté, prévoit une augmentation de la prise en charge de patients par les médecins. En corollaire, les actes médicaux pour lesquels les médecins sont payés vont se multiplier et la facture pour l’État continuera d’augmenter. La facture des augmentations de rémunération des médecins sera de 2,3 milliards d’ici 2023, rapportait Le Devoir en début d’année.

Négociations

Par ailleurs, le premier ministre Couillard estime que son gouvernement a déjà répondu aux attentes des 570 000 employés de l’État qui négocient le renouvellement de leurs conventions collectives. Les syndicats réclament «la fin de l’appauvrissement» et un «rattrapage salarial».

Le gouvernement et les syndicats sont présentement dans un blitz de négociations. Des sources syndicales indiquent qu’il y a du mouvement aux tables sectorielles, mais que le gouvernement refuse de bouger à la table centrale, où se négocient les salaires et les régimes de retraite.

«On veut cibler ce qu’on fait pour s’assurer que ça va améliorer les services. L’exercice de relativité salariale qu’on est en train de conclure va permettre de rehausser de façon assez importante la rémunération des enseignantes et des infirmières, par exemple», a conclu M. Couillard.

 

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