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Procès Turcotte : Le jury a commencé ses délibérations

Procès Turcotte : Le jury a commencé ses délibérations
Photo d'archives

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L’heure de vérité approche pour Guy Turcotte : le jury responsable de décider de son sort a commencé ses délibérations, ce lundi au palais de justice de Saint-Jérôme.

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Au terme de 36 jours d’audience, le procès de l’ex-cardiologue pour les meurtres de ses enfants a entamé sa phase finale ce matin, alors que le juge André Vincent a commencé à livrer ses directives finales aux jurés.

Le jury a donc été séquestré, et il le restera jusqu’à ce qu’il en arrive à un verdict unanime. Le magistrat leur a d’ailleurs demandé d’apporter leur valise, étant donné qu’ils ne pourront pas rentrer chez eux avant de rendre leur décision.

«Vous ne devez pas vous laisser influencer par l’opinion publique, a précisé le juge aux jurés. N’abandonnez jamais votre position pour abréger les délibérations.»

Procès Turcotte : Le jury a commencé ses délibérations
Photo Le Journal de Montréal, Chantal Poirier

Thèses contradictoires

Deux thèses s’affrontent dans cette affaire. D’un côté, la Couronne allègue que l’accusé de 43 ans était conscient lorsqu’il a poignardé 46 fois ses enfants Anne-Sophie et Olivier, en février 2009 à Piedmont, dans les Laurentides.

Turcotte avait découvert que son ex-femme le trompait, et il aurait pu agir par vengeance. Des appels téléphoniques, la lecture de courriels entre son ex-femme le soir du drame et la consultation de sites web sur le suicide, entre autres, démontrent que l’accusé était conscient de ses actes selon la Couronne.

Me Maria Albanese, procureure de la Couronne
Photo Le Journal de Montréal, Chantal Poirier
Me Maria Albanese, procureure de la Couronne
Me René Verret, procureur de la Couronne
Photo Le Journal de Montréal, Chantal Poirier
Me René Verret, procureur de la Couronne

La défense, de son côté, vise la non-responsabilité criminelle pour cause de troubles mentaux. Tous les psychiatres ayant rencontré Turcotte affirment en effet qu’il souffrait d’un trouble d’adaptation avec humeur anxieuse et dépressive lorsqu’il a tué ses enfants de trois et cinq ans.

Le père de Guy Turcotte
Photo Le Journal de Montréal, Chantal Poirier
Le père de Guy Turcotte

 

Le soir du drame, Turcotte aurait eu une crise suicidaire pendant laquelle il a bu du méthanol avant de commettre les homicides, selon Me Pierre Poupart de la défense. Me René Verret de la Couronne, pour sa part, plaide que Turcotte a consommé ce liquide toxique seulement après avoir tué les enfants.

D’ailleurs, même si les experts sont tous d’accord concernant le trouble mental, ils ne s’entendent pas sur les conséquences qu’il a causées. Selon les psychiatres de la défense, cette maladie a fait en sorte que Turcotte ne distinguait pas le bien du mal lorsqu’il a posé ses gestes, contrairement à la psychiatre de la Couronne.

Un autre expert, qui n’a pas évalué l’accusé, a affirmé que le trouble d’adaptation ne cause pas de perte de contact avec la réalité.

Me Pierre Poupart
Photo Le Journal de Montréal, Chantal Poirier
Me Pierre Poupart