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Bravo Bernard Drainville

Bernard Drainville
Photo Pascale Lévesque / Agence QMI

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Il faut lever notre chapeau quand nos élus vont dans la bonne direction, qu’ils servent le bien commun. C’est le cas de Justin Trudeau, qui amorce aujourd’hui une réforme du Sénat sur des bases qui me semblent sincères, allant dans le sens du bien commun. Des nominations non partisanes, les provinces qui auront leur mot à dire, tout ça augure bien.
C’est le cas du gouvernement Couillard, qui va de l’avant avec la création d’un registre québécois des armes à feu, une initiative qui recueille l’assentiment de l’ensemble de l’Assemblée nationale. Si le Québec se distingue aussi bien sur la question de la fin de vie que de la protection de la vie en évitant la circulation sans entrave des armes à feu, applaudissons. Dans ce cas, il faut également souligner l’appui de la CAQ, qui fait mentir son image de parti campé à droite toute. En fait de droite idéologique, il vaudrait mieux regarder du côté de Martin Coiteux, l’homme du rapetissement du Québec.
Mais s’il y a un élu que nous devons applaudir plus que les autres, c’est bien Bernard Drainville. Voilà un homme politique qui, en 2011, y allait d’une sortie fracassante en 10 idées pour redonner confiance aux citoyens. Sans avoir le pouvoir d’un premier ministre et passant la majorité de son temps dans l’opposition, il a quand même réussi à faire avancer ses idées de façon remarquable.

Mais s'il y a un élu que nous devons applaudir plus que les autres, c'est bien Bernard Drainville


Il voulait des élections à date fixe, il les a obtenues en faisant adopter un projet de loi à l’unanimité. Il voulait sortir le pouvoir de l’argent de la politique en limitant les dons à $100, il l’a fait en faisant adopter son projet de loi à l’unanimité. Il voulait assouplir la ligne de parti, il l’a formellement obtenu au sein du Parti Québécois, sans pour autant que la culture ait changé du jour au lendemain. Il a encore pas mal de boulot devant lui, mais saluons quand même le tour de force.
Depuis des années, il se bat pour mettre fin au privilège que se sont donnés les députés avec cette allocation de départ trop souvent utilisée à mauvais escient, ce qui déshonore les élus de l’Assemblée nationale. Il a mené cette bataille, d’abord dans l’opposition, puis comme ministre et encore dans l’opposition. Les caquistes se sont battus à ses côtés, puis Québec solidaire, mais toujours, les libéraux ont résisté. Philippe Couillard a refusé de bouger jusqu’à ce que tous les libéraux qui voulaient partir en se remplissant les poches l’aient fait. Le docteur Bolduc restera comme le recordman, lui qui se sera constitué une quadruple trempette de fonds publics.
Maintenant, c’est fait : la prime de départ honnie a été éliminée. Financement politique, élections à date fixe, ligne de parti assouplie, prime honnie aux oubliettes. C’est, en grande partie, l’œuvre de Bernard Drainville.
Bravo. Tout simplement, bravo.