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Couillard prédit la fin du gaz naturel

Cette vision du premier ministre indispose la direction de Gaz Métro, distributeur de gaz naturel au Québec.

Le gaz naturel est une source d’énergie en sursis qui devrait disparaître au tournant de l’année 2050, prévoit le premier ministre Philippe Couillard.
AFP Le gaz naturel est une source d’énergie en sursis qui devrait disparaître au tournant de l’année 2050, prévoit le premier ministre Philippe Couillard.

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Le gaz naturel est une source d’énergie en sursis qui devrait disparaître au tournant de l’année 2050, prévoit le premier ministre Philippe Couillard.

Après avoir déclaré samedi que l’avenir du Québec n’était pas dans les hydrocarbures, Philippe Couillard en a rajouté une couche dimanche. «Le gaz est une source d’énergie de transition qui doit nous amener vers une économie plus faible en carbone», a indiqué M. Couillard.

Bien qu’il fasse partie des hydrocarbures, le gaz naturel est moins polluant que le pétrole. Un moteur fonctionnant au gaz naturel liquéfié (GNL) émet de 25 à 30 % moins de gaz à effet de serre (GES) qu'un moteur fonctionnant au pétrole.

Tout de même, parce qu’il émet des GES, le gaz naturel est voué à disparaître, prévoit le chef du gouvernement. «Le gaz naturel est un combustible fossile, mais c’est un élément de transition dans l’objectif de décarboniser presque complètement notre économie», a précisé le premier ministre.

À son avis, l’objectif que se sont donné plusieurs gouvernements, dont le Québec, de réduire leurs émissions de GES de 80 % d’ici 2050, nécessitera l’émergence de nouvelles sources d’énergie moins polluantes.

«Ça équivaut à deux tonnes de GES par personne par année, c’est très bas. On a quelques décennies devant nous, mais le temps passe très vite: 2050, c’est dans 35 ans.» Est-ce à dire que le gaz naturel devrait être éliminé d’ici 2050? «Il devrait être réduit, tous les combustibles fossiles devront être réduits.»

Philippe Couillard se dit convaincu que d’autres sources d’énergie surgiront quand celles dont nous disposons disparaîtront. «On sous-estime la rapidité d’évolution des technologies. À partir du moment où la société a tourné le dos à la vapeur pour aller vers d’autres sources d’énergie, la technologie a avancé beaucoup plus rapidement», a plaidé M. Couillard.

Cette vision du premier ministre indispose la direction de Gaz Métro, distributeur de gaz naturel au Québec. «M. Couillard nous a habitués à faire la différence entre les mots hydrocarbure et pétrole. Le gaz naturel fait partie du plan de réduction des GES», plaide Stéphanie Trudeau, vice-présidente stratégie et développement chez Gaz Métro.

«Nous, ce qu’on veut, c’est que les gens sachent que le gaz naturel est bienvenu au Québec. S’il y a des investisseurs qui veulent venir s’installer à Sept-Îles ou ailleurs, Gaz Métro travaille avec le gouvernement pour amener le gaz naturel sur la Côte-Nord.»

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