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Le prix à payer...

Patrick Kane connaît une saison extraordinaire.
photo usa today Patrick Kane connaît une saison extraordinaire.

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Le Lightning de Tampa Bay ­s’accroche. Les Blackhawks de Chicago gardent le rythme, mais ne parviennent pas encore à ­réduire l’écart qui les sépare des Stars de Dallas.

C’est le prix à payer quand deux formations ont atteint la grande finale de la Coupe Stanley le printemps précédent. Un été court, les célébrations entourant la conquête de la coupe, un camp d’entraînement moins poussé et les conséquences d’un long calendrier, ce sont les raisons qui expliquent, dans une certaine mesure, les difficultés que peuvent rencontrer les deux finalistes.

Je n’entrerai pas dans le débat à savoir si les séries éliminatoires ne devraient pas dépasser le 31 mai puisqu’il y a des propriétaires qui souhaiteraient que la saison régulière commence en novembre. Enfin...

Dossier Stamkos

Revenons à nos deux finalistes. Certes, dans le cas du Lightning, on pourrait apporter comme argument à un début de saison très modeste le dossier ­Steven Stamkos.

Tout récemment, on a accordé un nouveau contrat à Jon Cooper, et il le mérite amplement. Sauf que le dossier Stamkos alimentera davantage les discussions, surtout si, le 1er janvier, aucun accord n’est intervenu. Est-ce que ça influence les performances de l’équipe. Je ne le crois pas. Ce sont plutôt les raisons que je vous mentionnais et, également, les blessures. Ondrej Palat et Tyler Johnson sont des joueurs importants pour cette équipe et ils ont raté des matchs cette saison.

Kane déchaîné

À Chicago, l’équipe a subi plusieurs changements. Patrick Sharp est parti. Brandon Saad a été échangé. Johnny Oduya évolue à Dallas. Bref, pour respecter le plafond salarial, les décideurs devaient passer aux actes.

Les Blackhawks se débrouillent bien, surtout après avoir perdu les services de Duncan Keith pour un mois.

Évidemment, Patrick Kane monopolise toute l’attention. Il connaît une saison extraordinaire dans des circonstances que vous connaissez tous. Artemi ­Panarin est une belle révélation et ­Artem ­Anisimov répond aux attentes.

Je suis persuadé que les deux équipes participeront au tournoi printanier, mais pour le moment, les deux formations les plus en évidence sont les Stars de Dallas et le Canadien. J’ai épié les Stars au cours des deux dernières ­semaines et j’aime bien cette formation. Elle est talentueuse et elle joue avec beaucoup de détermination.

Et le Canadien ?

Le Tricolore montre qu’il peut réaliser de belles choses. Ce qui m’impressionne surtout, c’est la profondeur de l’organisation.

Quand tu perds deux joueurs aussi ­importants que Carey Price et Brendan Gallagher, tu dois avoir le personnel pour combler leurs postes.

Pour le moment, le Canadien s’en tire bien, quand on mentionne que les points récoltés en octobre et en décembre ­peuvent avoir une signification importante sur les objectifs d’une saison...

Le Canadien traverse présentement une période où il doit affronter l’adversité de façon différente et les points accumulés au classement lui permettront justement d’affronter ce défi avec beaucoup plus de confiance et d’assurance.

D’ailleurs, si on analyse le classement de la division Atlantique, on constate rapidement que le Tricolore est dans une position enviable. On ne peut jamais dire dans le sport qu’une équipe est dans une situation confortable. Cepen­dant, personne ne souffle dans le cou du Canadien. Peut-être les Red Wings, mais ils sont encore loin.

Luongo en feu

Il s’agit d’une année importante pour les Panthers de la Floride. L’organisation s’apprête à obtenir un soulagement fiscal de 86 millions $, mais encore faut-il que les résultats confirment cette marque de confiance de la part des décideurs du Broward County.

En d’autres termes, les ­Panthers doivent participer aux séries éliminatoires et leur présent périple n’est pas sans impressionner les observateurs. Les Panthers et Roberto Luongo sont en feu.

La question est maintenant: y aura-t-il des amateurs aux tourniquets?

Quand le Canadien, les Maple Leafs et les Rangers se présentent en Floride, il n’y a pas de problème. Les spectateurs sont nombreux. Ce n’est pas le cas pour les ­autres rencontres.

Il faut attirer les amateurs de sport à l’amphithéâtre. Il faut aller chercher des clients parmi ceux qui préfèrent le basketball, le ­baseball et le football.

Buffalo : progression

Les Sabres de Buffalo sont sur le point de jouer pour une moyenne de ,500.

Impressionnant, n’est-ce pas?

Il faut croire que Dan Bylsma fait un travail ­exceptionnel avec cette équipe.

Je reconnais qu’on lui a fourni de bons éléments, notamment Jack Eichel et Evander Kane. Il reste tout de même que les Sabres ­représentent des adversaires coriaces même avec leur ­gardien numéro un sur la touche depuis deux mois.

Les Sabres sont disciplinés, ils ont beaucoup d’énergie et ils peuvent maintenant marquer des buts. Eichel ne fait pas trop de bruit, évoluant dans un marché particulier, mais il s’acclimate rapidement à son nouveau rôle.

Voilà une équipe qui causera des maux de tête à bien des formations cette saison.