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Menace anonyme: un avion d’Air France dérouté à Montréal-Trudeau

Menace anonyme: un avion d’Air France dérouté à Montréal-Trudeau
Photo Pascal Girard / Agence QMI

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Une «menace anonyme», aurait forcé l'atterrissage d'urgence d'un avion de la compagnie Air France provenant de San Francisco hier soir.

C'est ce qu'a indiqué la compagnie aérienne sur son fil Twitter. «L’équipage a décidé par mesure de précaution et de sûreté de se dérouter vers Montréal», a écrit Air France. Sur Twitter, des passagers ont indiqué qu’il s’agissait d’une alerte à la bombe. Air France a précisé que l’avion s’était «posé normalement» vers 23 h 40 et que les autorités locales procédaient à des «vérifications». Les passagers ont été pris en charge par les employés d’Air France.

Le Service de police de la Ville de Montréal a été demandé sur place pour «assistance», a confirmé l’agent André Leclerc. Selon François-Nicolas Asselin, porte-parole de l’aéroport Montréal-Trudeau, le vol AF083 a atterri de façon sécuritaire. La manoeuvre aurait été demandée par le pilote qui «semblait avoir quelque chose à vérifier». Le protocole «normal» prévu dans une telle situation a été suivi, a précisé M. Asselin. C’est-à-dire que les 231 passagers et les 15 membres de l’équipage ont été évacués de l’avion le temps que l’appareil soit inspecté. Les passagers ont également été fouillés individuellement.

Vers 4 h, M. Asselin a indiqué que la vérification du Boeing 777-300ER était terminée et que les passagers remontaient à bord de l’appareil. «Les fouilles se sont avérées négatives», a-t-il poursuivi. L’avion devait redécoller avant 5 h 30 en direction de Paris. Le vol 083 d’Air France est parti lundi vers 15 h de San Francisco et devait atterrir initialement à l’aéroport Paris-Charles de Gaulle mardi matin à 10 h 30.

Une situation «bien gérée» Selon Thomas Serval, un passager qui se trouvait dans l’avion dérouté, la situation a été plutôt «bien gérée» par les autorités. «Jamais ils n’ont prononcé le mot bombe. Ils n’ont pas effrayé les gens», a-t-il confié en entrevue avec l’Agence QMI.

Selon M. Serval, l’équipage aurait tout d’abord indiqué aux passagers que l’avion devait faire un arrêt à Montréal pour des problèmes techniques. C’est en se branchant sur internet que les passagers ont été informés qu’il s’agissait d’une menace ou d’une alerte à la bombe. Après l’atterrissage, «nous sommes restés deux heures sans bouger à l’intérieur de l’avion, là c’était plus stressant», a-t-il raconté.

Malgré tout, M. Serval a indiqué que les passagers n’avaient pas cédé à la panique durant l’événement. «Tout le monde est plutôt calme, mais un peu fatigué», a-t-il dit, soulignant que les gens de Montréal avaient été «très gentils» avec les passagers.

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