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Bolduc devient conseiller spécial pour une firme de relations publiques, Hill+Knowlton Stratégies

Bolduc devient conseiller spécial pour une firme de relations publiques, Hill+Knowlton Stratégies
Photo d'archives, SIMON CLARK

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Yves Bolduc se joint à la firme de relations publiques Hill+Knowlton Stratégies. L’ex-ministre libéral agira comme conseiller stratégique, notamment en matière de gestion de crise.

Le Dr Bolduc assure que ce nouvel emploi n’aura pas d’impact sur sa pratique médicale et tient à rassurer ses patients. «Je continue de faire la même médecine que je faisais auparavant, sauf quelques heures par semaine, où je vais faire du conseil stratégique, a-t-il confié à notre Bureau parlementaire. J’ai une grande capacité de travail.»

Il assure qu’il ne sera pas lobbyiste. L’ancien ministre de la Santé et de l’Éducation entend respecter le Code d’éthique des élus de l’Assemblée nationale. «Je ne peux pas toucher les sujets par rapport aux activités que j’ai eues comme ministre. Ça, je vais respecter ça», assure-t-il.

Controverses

Yves Bolduc rappelle qu’il détient une maîtrise à l’École nationale d’administration publique (ENAP) «orientée sur la performance», «la gestion des conflits et la gestion des crises». «Maintenant, je pense avoir beaucoup d’expérience dans ce domaine-là», lance-t-il, en entrevue.

Yves Bolduc a démissionné en février dernier, après avoir été au centre de plusieurs controverses. La prime de 215 000 $ qu’il a empochée pour avoir pris en charge 1500 patients lorsqu’il était député de l’opposition l’a plongé dans l’embarras. Sans parler de sa déclaration sur les fouilles à nu «respectueuses» des élèves, qui a également contribué à son retrait de la vie politique.

Ses nouveaux clients pourront bénéficier de son expertise lorsqu’ils feront face «à une situation difficile», insiste-t-il. L’ex-libéral ajoute que ses connaissances du réseau de la santé et de l’appareil de l’État pourront bénéficier à ses clients.

Ce qu'ils ont dit:

«Quand il nous dit qu’il ne sera pas lobbyiste, on ne peut pas faire confiance à Yves Bolduc, il a abusé du système»

- Le député péquiste Bernard Drainville

«Pour l’équivalent d’une année, Yves Bolduc aura eu droit à trois salaires, dont deux payés par les contribuables: sa pratique comme médecin et son allocation de transition de 150 000 $»

- Le député caquiste Benoît Charette

«Dans le contexte actuel, ce n’est peut-être pas la bonne firme pour venir “lobbyer” au ministère de la Santé actuellement, en ce qui me concerne. Je peux-tu être plus clair que ça»

- Le ministre de la Santé, Gaétan Barrette

Brèves

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