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La victoire des vignerons n’effraie pas la SAQ

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La victoire des vignerons québécois, qui pourront bientôt vendre leurs produits sur les tablettes des épiceries et des dépanneurs, ne plombera pas les recettes de la SAQ à court terme, même si la société d’État ne percevra pas de marge sur ces ventes de vin.

Le président et chef de la direction de la SAQ, Alain Brunet, l’a indiqué en marge d’une allocution prononcée mercredi devant les invités de la Chambre de commerce du Montréal métropolitain.

Après des mois d’attente, les vignerons du Québec ont obtenu le droit de distribuer leurs produits directement aux marchands, sans passer par l’intermédiaire de la société d’État, comme le font les embouteilleurs de vin en vrac, vendu par les épiciers et les dépanneurs.

Québec l’a annoncé la semaine dernière en présentant le projet de loi 88 sur le développement de l’industrie des boissons alcooliques artisanales. Le projet pourrait être discuté en commission parlementaire cet hiver, avant son adoption.

«Pas d’impact»

«Pour le moment, on ne voit pas d’impact financier à court terme parce qu’on parle d’un volume plus limité. On verra à long terme», a dit le patron de la société d’État.

Le dirigeant a souligné que l’accès des produits québécois à un réseau de distribution plus large sera positif pour l’ensemble de la filière.

La société d’État entend tout de même poursuivre ses efforts de commercialisation du vin québécois. «On a fait plus de 70 % de croissance avec les vins québécois l’an passé», a ajouté M. Brunet.

Dans son dernier rapport annuel, la SAQ indiquait que les produits Origine Québec, dont les vins d’ici, étaient désormais implantés dans 180 de ses succursales.