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Sacs de plastique: interdiction dès 2018 dans la grande région de Montréal

 Sacs de plastique
Photo 24 heures, Marie Christine Trottier

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Les sacs de plastique pour emplettes devraient disparaître complètement de 82 villes de la grande région de Montréal dès 2018.

Les maires de toutes ces villes ont fait valoir que l’interdiction des sacs de plastique est «la mesure la plus logique» lors d’une réunion jeudi.

Ils se laissent jusqu’au 22 avril 2018, date symbolique où on célèbre le jour de la terre, pour bannir complètement les sacs de plastique à usage unique.

Une mesure qui touchera 3,9 millions de citoyens, soit un peu plus de la moitié de la population du Québec.

Coderre en faveur

Cette mesure survient quelques jours après que la Commission de l’environnement de la Ville de Montréal ait recommandé de bannir les sacs à Montréal dès 2018.

Le maire Denis Coderre ne s’était pas engagé à interdire les sacs, même s’il semblait favorable à l’idée. Il avait lancé mercredi une consultation sur les médias sociaux à ce sujet.

Il s’est rallié à la résolution proposée par Caroline St-Hilaire, mairesse de Longueuil, qui a été adoptée unanimement par les maires de Communauté métropolitaine de Montréal.

M. Coderre a déclaré que selon lui, les sacs de plastique constituent une nuisance pour l’environnement.

«Je sens que cette décision reflète les changements de valeurs de la population en matière d’environnement», a-t-il fait valoir.

La Ville de Brossard a aussi annoncé mercredi qu'elle souhaite devancer Montréal. Dès janvier 2016, elle compte adopter un règlement pour abolir les sacs de plastique dès l'automne prochain.

Les commerces se préparent

Au quartier Dix/30, les commerçants se préparent au changement.

«On n’a pas encore assez de détails, mais on est en communication avec la Ville de Brossard pour voir de quelles façons on va s’adapter à ce changement», a indiqué Olivier Gagnon, responsable des communications pour le quartier Dix/30.

Certaines boutiques ont par ailleurs pris les devants. C’est le cas de chez Cool & Simple, qui avant même que la Ville annonce son intention de bannir les sacs, a misé sur la vente de sacs biodégradable.

«Pour nous ce n’est pas une crainte. On prévoyait instaurer un tarif de 0,05$ par sac dès 2016 justement par souci pour l’environnement, alors c’est une mesure qu’on accueille bien», a expliqué Sophie Rayes, directrice marketing chez Cool & Simple.

Au Carrefour Laval, les employés de la boutique Farfelue accueillent aussi favorablement la nouvelle.

«On ne pousse pas nos clients à la consommation, alors on leur donne toujours le choix. Souvent, s’ils ont déjà un sac d’une autre boutique, ils vont préférer tout mettre dans le même sac», souligne Sylvie Nolan.


 

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