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Carburer à l’incertitude

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Ses toiles ont orné les murs des plus grandes galeries de la planète, de Londres à Dubaï en passant par Paris et Hong Kong. Mais chaque nouvelle exposition apporte son lot de doute pour la peintre québécoise Corno. «En tant qu’artiste, on n’est jamais certain d’être à la hauteur», confie-t-elle.

«Je carbure à l’incertitude; mais c’est cette incertitude qui me pousse à évoluer, qui me motive à me dépasser», explique Corno, jointe par téléphone à son domicile du quartier SoHo, à New York.

La semaine dernière, le voile se levait sur sa toute dernière exposition, cette fois-ci en Floride, dans le cadre de l’événement Art Basel Miami.

Pour l’occasion, la peintre a créé 15 nouvelles toiles. Corno a eu carte blanche pour cette exposition qui réunit des portraits, des nus et quelques natures mortes.

«La création, ça ne se contrôle pas. J’y vais d’instinct et je me laisse aller. Et je ne sais pas toujours ce qui en ressortira», explique-t-elle.

Le résultat semble avoir été particulièrement bien reçu: plus de 500 personnes ont assisté au vernissage et on lui a récemment annoncé que la majorité des œuvres auraient déjà trouvé acheteur.

«Je ne m’attendais pas à ça du tout; le soir du vernissage, une foule d’autres événements avaient lieu et la température était horrible. Je me demandais même si les gens allaient se présenter», confie Corno.

En amour avec New York

Originaire de Chicoutimi, Joanne Corneau, dite Corno, a quitté le Québec il y a près de 25 ans pour s’installer à New York. Après tout ce temps, l’histoire d’amour qui lie la peintre à la Grosse Pomme est toujours aussi grande.

Les chances qu’elle revienne vivre au Québec semblent donc être minces. Mais Corno se fait tout de même rassurante: il est hors de question de renier ses racines.

«Montréal, c’est à une heure de vol seulement. Et je suis très bien représentée à la Galerie AKA; on y organise des événements plusieurs fois par année, et c’est le premier endroit où j’envoie tous mes nouveaux tableaux», conclut-elle.