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L’envers du décor

ART-VISIONNEMENT DE PRESSE DE TORUK DU CIRQUE DU SOLEIL
photo AGENCE QMI, TOMA ICZKOVITS Le Cirque du Soleil a dévoilé le documentaire d’Adrian Wills sur les dessous du spectacle Toruk, le premier envol, inspiré du film Avatar de James Cameron, à Montréal.

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Les créateurs de Toruk : Le premier envol, le nouveau spectacle du Cirque du Soleil sur l’univers d’Avatar dont la première mondiale est prévue au Centre Bell le 21 décembre prochain, ont eu l’idée du concept il y a quatre ans. Mais dans la réalité, ils n’ont eu que trois mois afin de passer de l’idée papier au résultat final.

C’est dans les coulisses de ce spectacle que nous amène le documentaire réalisé par Adrian Willis Toruk prend son envol, qui sera disponible le 7 décembre sur TV1, pour les abonnés de Bell Télé Fibe.

Pendant 50 minutes, le téléspectateur voit l’envers du décor. Willis montre comment les artistes se préparent, on comprend l’implication de James Cameron dans le projet, mais surtout, Victor Pilon et Michel Lemieux décrivent la direction artistique de Toruk.

Les metteurs en scène de ce grand spectacle multimédia expliquent leur vision de ce projet, comment il a évolué, et les embûches qu’ils ont eu à surmonter pendant tout le processus. Le téléspectateur voit les incertitudes, les questionnements, la pression, ainsi que les hauts et les bas de cette production.

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Neilson Vignola, Adrian Wills, Michel Lemieux et Victor Pilon.
Photo AGENCE QMI, TOMA ICZKOVITS
Neilson Vignola, Adrian Wills, Michel Lemieux et Victor Pilon.

L’un des plus grands enjeux dans ce dernier projet du Cirque du Soleil est le temps. Si pour certains spectacles les artistes et metteurs en scène peuvent avoir jusqu’à neuf mois de répétition, Toruk : Le premier envol n’en a eu que trois.

«Parfois, avoir trop de temps, ça peut être un obstacle aussi. On a travaillé dans l’urgence et souvent, c’est l’instinct qui prend le dessus dans la création. Il n’y a pas eu de grands moments de panique», rassure Victor Pilon, l’un des metteurs en scène.

Au départ, le documentaire nous ramène au mois de septembre, environ six semaines avant l’avant-première. Les artistes devaient se pratiquer depuis des semaines sur une immense scène grise, parce que tout ce qui est effets techniques n’allait être en place qu’une semaine plus tard.

Il est bien difficile pour un artiste de s’imaginer l’univers de Pandora, sans les 40 projecteurs qui créent ce monde.

Les semaines défilent, les responsables du décor s’affairent encore à coudre à la vitesse de l’éclair, dans les corridors de l’amphithéâtre de Bossier City en Louisiane, l’immense toile qui sert de peau à l’arbre-maison.

Les artistes pratiquent, mais doivent parfois rester des heures à un endroit afin d’ajuster l’éclairage. Ils s’affairent à apprendre le langage Na’vi, et doivent apprendre à travailler avec de nouveaux équipements seulement trois semaines avant le spectacle.

«Il faut rouler le spectacle, même s’il y a des choses qui sont tout croche en ce moment», dit Michel Lemieux dans le documentaire.

James Cameron

Guy Laliberté a eu l’idée de placer l’histoire du spectacle des années avant l’arrivée des humains, et c’est James Cameron qui a lancé l’idée à Michel Lemieux et Victor Pilon d’une éruption volcanique comme point de départ pour le spectacle Toruk.

Le moment le plus stressant a été la venue de ce grand réalisateur cinq jours avant l’avant-première, alors qu’il y avait encore des détails à peaufiner. Mais James Cameron, qui sera à Montréal pour la grande première mondiale le 21 décembre prochain, a aimé l’essence de Toruk.

«Il m’a dit qu’il avait aimé la troupe, et l’humanité du spectacle», conclut Michel Pilon.


♦ Le documentaire Toruk prend son envol sera disponible le 7 décembre sur TV1, pour les abonnés de Bell Télé Fibe.