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L’intensité au rendez-vous

Le camp final de l’équipe canadienne junior démarre sur les chapeaux de roues

LHJMQ Équipe Canada
Photo Agence QMI, Peter Bregg Le gardien Mackenzie Blackwood et l’attaquant Haydn Fleury ont participé à une deuxième séance d’entraînement au camp de ­sélection d’ÉCJ vendredi.

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TORONTO | Le camp final de sélection de l’équipe nationale n’était vieux que d’une heure qu’il est rapidement passé à la vitesse supérieure.

L’intensité a grimpé de plusieurs crans dès la deuxième journée d’entraînement au Centre MasterCard de ­Toronto. Reposés et jambes déliées, la trentaine de candidats qui se battent pour un poste au Championnat du monde ont été mis à l’épreuve.

«Nous voulons voir une bonne vitesse d’exécution et beaucoup d’énergie. Il faut bâtir sur ces aspects», a indiqué l’instructeur adjoint ­québécois Dominique ­Ducharme, qui se chargera des défenseurs.

L’entraîneur-chef Dave Lowry n’a donc pas perdu de temps à imposer la cadence effrénée qu’il désire voir au Championnat du monde à Helsinki. Les installations d’Équipe Canada junior (ÉCJ) au centre d’entraînement des Maple Leafs et des Marlies sont dotées d’une patinoire olympique. Les patineurs peuvent donc s’adapter au style de jeu européen.

«Il y a beaucoup plus d’espace à l’extérieur des points de mise en jeu. Ça peut être un avantage comme ça peut devenir un piège, a expliqué Anthony Beauvillier, qui est jumelé à Julien Gauthier et à l’Ontarien Brendan Perlini dans ce camp. Il faut vraiment jouer de façon intelligente.»

Parachuté à Toronto à la toute dernière minute, le défenseur Jérémy Lauzon a mis quelque temps à trouver ses aises sur une surface glacée bien plus grande que celle des Huskies. «Je crois qu’elle est deux fois plus large ici qu’elle ne l’est à Rouyn-Noranda. J’ai eu de la difficulté à trouver mes repères au début, mais j’ai appris à me positionner ­correctement.»

Compétition interne

Même s’ils sont tous dans le même vestiaire et essaient d’installer un esprit d’équipe, les joueurs sont bien au fait qu’il y a plus de candidats qu’il n’y aura d’élus. Demain, la direction effectuera ses premières coupes.

Le temps est donc compté. Des trois jeunes loups du groupe, deux Québécois retiennent l’attention: Julien Gauthier et Pierre-Luc ­Dubois. Quel sort leur ­réservera la direction?

«C’est toujours un aspect qu’il faut prendre en considération. Il n’y a pas vraiment d’ami sur la glace, parce qu’il faut faire sa place», a mentionné le second buteur de la Ligue canadienne, Julien Gauthier. Avec ses 29 buts, le porte-couleurs des Foreurs de Val-d’Or, tout juste âgé de 18 ans, est le meilleur franc-tireur parmi les invités à ce camp de sélection.

«Nous ne tenons pas compte de l’âge des joueurs. Nous voulons juste choisir les meilleurs», a assuré Lowry.

«Il n’y a aucun joueur qui n’a pas de chance de faire l’équipe. Ils doivent cependant saisir leur opportunité. Je ne crois pas qu’ils soient intimidés ou sur les freins par rapport aux plus vieux. Je vois plutôt qu’ils sont prêts», a soutenu Ducharme.

Face aux étoiles

L’équipe canadienne se mesurera dès ce soir aux étoiles universitaires. Pour l’occasion, Lowry a donné un ­laissez-passer à plusieurs joueurs, dont ceux qui pourraient former l’un de ses deux trios offensifs. Ainsi Mitch Marner, Dylan Strome et Lawson Crouse ne seront pas en uniforme.

À la ligne bleue, l’espoir du Canadien Noah Juulsen regardera la rencontre des ­gradins, tout comme Haydn Fleury et Joe Hicketts. Ces trois défenseurs pourraient très bien avoir déjà en poche leur billet pour Helsinki.

Blessé, Vince Dunn a dû quitter le camp. La direction n’a fait appel à aucun remplaçant. Il reste donc 10 défenseurs.