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Il faut un registre des prédateurs sexuels, dit Pierre-Hugues Boisvenu

«Est-ce que la disparition de Cédrika Provencher aurait pu être évitée? Ma réponse est oui, avec ce registre», affirme le sénateur indépendant

Il faut un registre des prédateurs sexuels, dit Pierre-Hugues Boisvenu
Jocelyn Malette

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Le sénateur Pierre-Hugues Boisvenu est convaincu que Cédrika Provencher, dont le corps a été retrouvé vendredi, serait encore vivante si un registre des prédateurs sexuels était en place au Québec.

«Est-ce que la disparition de Cédrika Provencher aurait pu être évitée? Ma réponse est oui, avec ce registre», affirme le sénateur indépendant Pierre-Hugues Boisvenu au Journal ce matin.

Le corps de la jeune fille, disparue à Trois-Rivières le 31 juillet 2007 alors qu’elle avait 9 ans, a été retrouvé par un groupe de chasseurs dans un boisé de la ville, près de l’autoroute 40, à une douzaine de kilomètres de l’endroit où elle avait été vue pour la dernière fois.

Le sénateur comprend la douleur des parents, lui dont la fille a été assassinée en 2002 par un récidiviste.

Lui-même a eu du mal à digérer la nouvelle tombée hier.

«Ça vous ramène à vos propres drames», lâche-t-il.

Un cas qui «va faire histoire»

Même si les enquêteurs sont toujours à la recherche du meurtrier de Cédrika Provencher, Pierre-Hugues Boisvenu est convaincu qu’elle a été victime d’un prédateur sexuel.

«Tout porte à croire qu’il s’agit d’un homicide. Et on sait qu’avec les prédateurs sexuels, c’est une question d’heure avant qu’ils laissent ces enfants morts», déclare le cofondateur de l’Association des familles de personnes assassinées ou disparues du Québec.

Voilà pourquoi il a tenu à relancer le débat sur le registre des prédateurs sexuels, absent au Québec, mais qui existe déjà en Ontario.

«Le cas de Cédrika Provencher va faire histoire. Qu’est-ce qui est mieux pour protéger nos enfants, un registre des prédateurs sexuels ou un registre des armes à feu?», lance-t-il, convaincu de l’inutilité du deuxième dispositif.

Retrouver le «monstre»

En attendant, le sénateur souhaite de tout cœur que les policiers retrouvent à présent «le monstre derrière le meurtre crapuleux». Il est confiant qu’ils pourront retrouver des indices sur la scène de crime érigée là où les restes de la jeune fille ont été retrouvés.

Il espère aussi que les enquêteurs sauront répondre à une autre question qui hante forcément la famille de Cédrika Provencher: la date et les circonstances de son décès.

«La prise d’ADN (sur son cadavre) va nous dire à peu près l’époque de sa mort», anticipe-t-il.

«La seule chose qu’on souhaite après ça, c’est qu’elle ait souffert le moins possible», ajoute-t-il, offrant toutes ses sympathies à la famille de Cédrika Provencher.