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La prudence d’Andrighetto

«Si tu ne fais pas ton boulot, tu peux dégringoler rapidement» - Sven Andrighetto

NHL: Ottawa Senators at Montreal Canadiens
USA Today Sports

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MONTRÉAL | Avec le départ d’Alexander Semin pour la KHL, Sven Andrighetto n’a jamais été aussi près d’un poste à temps plein avec le Canadien. Si le Suisse a porté l’uniforme du CH pour les dix dernières rencontres, il reste d’une grande sagesse.

«Si tu ne fais pas ton boulot, tu peux dégringoler rapidement, a rappelé Andrighetto lors d’un entretien au Journal. Il n’y a aucune garantie dans cette ligue. Oui, je vois ça comme une belle occasion, mais je devrai répondre à l’appel.»

«Au fond, l’exil de Semin représente une opportunité pour tout le monde, pas juste moi, a-t-il poursuivi. Il y a trois jeunes joueurs des IceCaps en ce moment à Montréal en raison des blessures. Nous visons tous la même chose, un poste avec le grand club.»

Quand Marc Bergevin et Semin ont brisé les ponts d’un commun accord, Andrighetto a interprété ce geste de la bonne façon. Il n’a pas crié victoire. Même au retour des nombreux blessés, il y aura un poste de disponible pour un attaquant parmi Andrighetto, Daniel Carr et Charles Hudon.

«C’est un vote de confiance envers les jeunes, a-t-il dit. C’est un signe que l’organisation croit en nous et elle cherche à nous donner une chance. Je sais que l’équipe me fait confiance, mais je ne dois surtout pas les décevoir.»

Une leçon importante

Rappelé des IceCaps de St-John’s le 20 novembre dernier, Andrighetto n’a pas sauté son tour une seule fois dans la formation. S’il a connu du succès avec Alex Galchenyuk et Lars Eller, le rapide ailier s’est dernièrement retrouvé au sein d’un quatrième trio avec Brian Flynn et Charles Hudon. Mais, avec la vitesse à laquelle Michel Therrien brasse ses cartes depuis trois semaines, il ne s’agit nécessairement pas d’un désaveu.

À ses quatre derniers matchs, Andrighetto a tout de même marqué deux buts. À 22 ans et à sa troisième saison chez les professionnels, il se sent d’attaque mur pour un plus grand défi.

«J’ai confiance en mes habiletés et je sais ce que je peux donner à cette équipe, a-t-il affirmé. Mentalement, j’ai fait un pas de géant. Je suis plus calme et moins nerveux. Je prends ça un jour à la fois. Il n’y a pas de doute que je veux rester avec le grand club. L’an dernier, j’avais connu un départ éclair avec le Canadien, mais j’avais repris le chemin de Hamilton pratiquement aussi vite.»

À son premier rappel avec le CH au mois de décembre 2014, Andrighetto avait marqué deux buts et récolté une passe à ses trois premières rencontres. Il avait formé un dynamique duo avec Tomas Plekanec. Mais, il n’avait pu maintenir le rythme.

«J’ai appris ma leçon de l’an dernier, assure-t-il. Quand j’ai commencé à connaître du succès l’an dernier, j’ai levé le pied. Tu ne peux jamais commettre cette faute. Je sais maintenant quoi faire et je dois connaître du succès sur une base quotidienne. Ça peut ressembler à un cliché, mais c’est la vérité. Le hockey reste un business. Tu peux passer du premier trio au dernier ou à une place dans les gradins en peu de temps. Tu peux aussi faire des valises pour St-John’s après une mauvaise rencontre.»

Sven Andrighetto:

  • À St-John’s: 15 points (6 buts, 9 passes) en 17 matchs, +6
  • À Montréal: 4 points (4 buts, 0 passe) en 10 matchs, +5