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Commotions: un premier geste concret

Le gouvernement lance un plan d’action pour en faire la prévention et la gestion

Des mesures sont mises de l’avant pour mieux encadrer les jeunes athlètes des ligues civiles et scolaires qui sont victimes de blessures à la tête.
Photo courtoisie, Martin Richard Des mesures sont mises de l’avant pour mieux encadrer les jeunes athlètes des ligues civiles et scolaires qui sont victimes de blessures à la tête.

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Les commotions cérébrales dans le sport sont un fléau depuis quelques années dans les milieux civils et scolaires. Le ministre de l’Éducation, François Blais, a fait un pas dans la bonne direction hier, en lançant un plan d’action visant à prévenir et gérer ce type de blessures.

Une vingtaine de mesures du groupe de travail dirigé par le spécialiste Dave Ellemberg seront mises en place dans la prochaine année.

Certaines entreront en vigueur dès aujourd’hui. Elles concernent notamment la révision des règles de jeu de 30 fédérations sportives et de l’ensemble du sport scolaire ainsi que l’instauration de sanctions plus sévères pour des gestes violents.

«On demande aux fédérations d’intervenir et elles auront des comptes à nous rendre, a déclaré François Blais. On va leur laisser faire leur travail et on verra si c’est suffisant.»

Des ressources à déterminer

L’arrivée d’un plan d’action est positive, mais les ressources humaines et financières seront capitales dans sa réussite ou son échec. Le politicien n’a pas voulu ouvrir son jeu pour le moment.

«Il n’y a pas d’éléments financiers qui sont associés au plan d’action, a-t-il souligné avec prudence. Ce qui est important, c’est de nous donner des protocoles de gestion et que ceux-ci redescendent jusqu’aux athlètes.»

Il veut surtout attendre le rapport d’un comité de concertation, qui sera créé dans les prochaines semaines, avant de sortir son chéquier. Ce comité aura pour mission d’évaluer les besoins des différents organismes en matière de prévention et de gestion des commotions cérébrales.

Certains responsables des fédérations se sont posé des questions à ce sujet.

«De ne pas avoir annoncé un plan financier pour seconder un plan d’action, c’est comme s’il manquait une roue à l’auto, a souligné le directeur général de Hockey Québec, Sylvain Lalonde. J’estime cependant que ce qui a été déposé est essentiel.»

Si certaines organisations n’ont pas les moyens d’embaucher une personne-ressource, elles devront en avoir pour investir dans une formation continue auprès de leurs entraîneurs ou de leurs membres. Si ce n’est pas le cas, les fédérations pourraient tourner en rond.

Une application floue 

Ces mesures mèneront à un objectif ultime: un protocole de gestion des commotions pour chaque organisme au printemps 2016.

Toutefois, on se demande si ceux-ci seront appliqués et surtout à quel niveau ils le seront.

«On ne sait pas ce que ça va donner sur le plancher des vaches pour le moment, a indiqué un des membres du comité et ancien joueur de football, Matthieu Proulx. Ça reviendra aux fédérations de l’orchestrer.»

Ce plan d’action est une bonne chose pour les jeunes athlètes, mais il le sera davantage s’il est exécuté à la lettre avec des moyens raisonnables. 

Les mesures en bref

Volet prévention

Entrée en vigueur: dès maintenant

  • Révision des règles de jeu au sein de 30 fédérations sportives
  • Sanctions plus sévères pour des gestes violents

Volet sensibilisation

Entrée en vigueur: été 2016

  • Vaste campagne de sensibilisation

Volet gestion

Entrée en vigueur: dès maintenant

  • Diffuser plusieurs directives aux fédérations sportives sur le retour au jeu des athlètes qui semblent avoir été victimes d’une commotion cérébrale

Entrée en vigueur: printemps 2016

  • Doter les organismes sportifs d’un protocole de gestion des commotions

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