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Cédrika Provencher: l'homme à l'Acura rouge toujours dans le collimateur

automobile- Acura
JMTL Une voiture semblable était recherchée dans le cas de la disparition de Cédrika Provencher, en 2007.

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L’homme au volant de l’Acura rouge suspecté dès la disparition de Cédrika Provencher risque d’intéresser à nouveau les policiers à la suite de la découverte des ossements de la jeune disparue.

Huit ans plus tard, cet individu de Trois-Rivières demeure toujours le suspect principal des enquêteurs de la Sûreté du Québec.

La fameuse piste de l’Acura rouge 2004 a été soulevée la journée même où la fillette de 9 ans a été enlevée. La voiture a été aperçue par de nombreux témoins près du parc Chapais, alors que Cédrika s’y trouvait.

Peu de temps après, la petite rouquine a été vue en compagnie de l’homme près d’un boisé. D’autres personnes ont mentionné aux enquêteurs avoir vu le conducteur quitter le secteur boisé quelques minutes plus tard et adopter une conduite erratique. La petite n’aurait toutefois pas été vue à l’intérieur du véhicule.

Cette même soirée, l’Acura rouge a été captée par des caméras de sécurité d’une station-service. Les agents n’ont pas été en mesure d’établir son trajet après cette apparition. À l'époque, les enquêteurs avaient recensé au Québec plus de 260 Acura TSX 2004 rouges du même type. De ce nombre, six appartenaient à des résidents de la région de Trois-Rivières.

Une quantité incroyable d'informations avaient ensuite été analysées auprès des 260 conducteurs d'Acura, permettant aux limiers d'avancer dans leur enquête. Un seul homme n'avait pas collaboré, révélait un reportage de J.E diffusé en 2012 à l'occasion du cinquième anniversaire de disparition de Cédrika.

Cet individu habitait Trois-Rivières et se trouvait en ville la journée où l'enfant a disparu. Les policiers l’ont rencontré, mais n’ont pas relevé suffisamment de preuves pour aller plus loin avec lui. «C'est une personne dont la collaboration avec les policiers a été limitée. Il avait notamment refusé de se soumettre au détecteur de mensonges», a expliqué au Journal le journaliste de TVA Nouvelles Jean-François Guérin, concernant son reportage sur la petite Cédrika. 

Ayant plusieurs questions sans réponse au sujet de cet individu, les policiers ont ainsi jamais pu l'éliminer de la liste des suspects. M. Guérin avait d'ailleurs tenté d'interroger cet individu, qui avait refusé de répondre à ses questions. «Est-ce que je peux te parler de Cédrika Provencher?», avait demandé le journaliste en l'abordant alors qu'il se rendait à son véhicule.

«Pas du tout. Je ne suis pas intéressé à ça, c’est de l’histoire ancienne. Ça l’a affecté ma vie pendant trois ans. Je préfère tourner la page et passer à une autre histoire», avait-il répondu, avant de quitter.

- Avec la collaboration de Valérie Gonthier