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Conflit de travail évité de justesse

Entente de principe entre Rio Tinto et ses syndiqués

Rio Tinto Alcan
Photo d'archives

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La région a poussé un soupir de soulagement, mercredi après-midi, lorsqu’une entente de principe est intervenue entre Rio Tinto et la coalition des syndicats. Un vent de panique s’était installé, surtout à Alma, alors que planait une menace de conflit de travail dès la fin de la convention collective le 31 décembre.

Dans les prochains jours, les employés de l’Usine Alma, du Roberval-Saguenay, des installations portuaires et les policiers se réuniront en assemblée générale afin d’entériner l’entente de principe.

«Nous sommes très satisfaits. C’est une belle nouvelle. Nous estimons qu’il s’agit d’une entente satisfaisante pour les parties. On veut vraiment s’entendre avant la fin des conventions collectives», souligne Xuan Lan Vu, conseillère aux relations médias pour Rio Tinto.

L’entente couvre l’ensemble des enjeux centraux et les aspects locaux. La direction de Rio Tinto et les représentants syndicaux ont également réussi à solutionné le litige entourant les fonds de pension. L’accord de principe prévoit la survie du régime de retraite actuel pour les anciens employés et l’implantation d’un nouveau régime pour les futurs employés.

Si les 1 100 employés concernés acceptent l’entente, le renouvellement anticipé des conventions collectives pourra être effectué.

Si l’entente de principe est entérinée, la région ne revivra pas le lock-out de 2012 à l’Usine d’Alma.
Photo d'archives, Agence QMI
Si l’entente de principe est entérinée, la région ne revivra pas le lock-out de 2012 à l’Usine d’Alma.

SOULAGEMENT

Marc Asselin, le maire d’Alma, surveillait de près le dénouement de cette négociation. Le politicien ne voulait pas revivre le lock-out de 2012 à l’Usine d’Alma, qui a duré six mois.

«Hourra ! On retenait notre souffle. Je suis très heureux. C’est une bonne nouvelle. Il ne fallait surtout pas reproduire le scénario de 2012. C’est déjà assez lourd dans la région avec le conflit automobile», mentionne-t-il.

EXCLUSION

Il reste toujours une ombre au tableau. Les 230 travailleurs d’Énergie électrique nord négocient encore avec la direction de Rio Tinto au sujet de certains enjeux qui concernent leur convention collective locale. Ils ont refusé de faire partie de l’entente de principe puisqu’ils déplorent «la diminution drastique du nombre d’employés et le recours à outrance à la sous-traitance».

«On poursuit les discussions avec eux», précise Xuan Lan Vu.

Cette nouvelle est considérée comme une demi-victoire pour le directeur régional de la FTQ, Marc Maltais : «Nous sommes heureux qu’il y ait une entente de principe et inquiet pour le groupe de travailleurs toujours exclus. Je vais être vraiment soulagé lorsque ça sera réglé pour tout le monde», explique l'ancien président du syndicat des Métallos de l'Usine Alma.

Les employés des centrales d’Énergie électrique nord se réunissent, jeudi soir, en assemblée générale. Un vote de grève sera demandé afin d’entamer des moyens de pression.