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Douze ans de prison pour avoir sauvagement agressé des prostituées

Giovanni D’Amico a été condamné à 12 ans et demi de pénitencier pour avoir sauvagement agressé quatre prostituées de 2002 à 2005
Photo Le Journal de Montréal, Ben Pelosse Giovanni D’Amico, 49 ans, a été condamné mercredi, soit 13 ans après avoir commis le premier de ses quatre crimes.

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Un prédateur ayant agressé sexuellement quatre prostituées passera les 12 prochaines années au pénitencier, au grand soulagement de ses victimes.

«C’est comme une tonne de briques qui vient de s’envoler de mes épaules, a commenté hier une ex-prostituée qui avait été attaquée par Giovanni D’Amico en 2002. Ça envoie le message qu’on ne peut pas agresser ces femmes qui ont les mêmes droits que d’autres.»

La femme, qui a depuis quitté le milieu pour retourner aux études, a toutefois dû attendre plus de 13 ans avant que justice soit rendue.

D’Amico, maintenant âgé de 49 ans, n’a été arrêté qu’en 2008, après que des tests d’ADN l’eurent relié à quatre violentes agressions. Le procès s’est ensuite étiré, et ce n’est qu’hier qu’il a été condamné à une longue peine d’incarcération.

Prédateur

«Ce n’était pas évident [d’attendre], mais aujourd’hui je récolte la victoire après tous ces efforts», a ajouté l’ex-prostituée, dont l’identité est protégée par la cour.

D’Amico, qui était en liberté sous conditions jusqu’à ce qu’il soit condamné hier au palais de justice de Montréal, a été qualifié de «prédateur» par la juge Isabelle Rheault.

«Il a commis des crimes très graves, il conduisait son camion à la recherche de proies, a ajouté la magistrate. Il était très violent, il traitait ses victimes comme des animaux pour ensuite les jeter dehors dans la nuit, seules et épeurées.»

Forme de sadisme

Toutes les victimes ont été «profondément secouées» par les événements et l’une d’elles est même tombée en dépression, a renchéri la juge.

Une évaluation a d’ailleurs permis de déceler une forme de sadisme chez l’accusé.

À sa décharge, la magistrate a noté que D’Amico n’a pas d’antécédents criminels, qu’il a toujours occupé un emploi et qu’il n’a jamais brisé ses conditions.

«Pour nous, cette sentence est une grosse victoire, d’autant plus que demain [jeudi] est la journée contre la violence faite aux travailleuses du sexe», a conclu à la sortie de l’audience une employée de Stella, un organisme venant en aide aux travailleuses du sexe.

Notons que D’Amico a porté le verdict en appel.