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Montréal se cherche un protecteur des itinérants

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PHOTO d'archives, AGENCE QMI

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Montréal est prête à débourser jusqu’à 92 000$ en salaire annuel à son futur Protecteur des itinérants qui veillera à «mettre fin à l’itinérance» dans la métropole.

Le maire Denis Coderre, qui assure ne pas avoir de candidat dans la mire, veut trouver une «personne de terrain, qui ne sera pas derrière son bureau» et qui sera «ses yeux et ses oreilles dans la rue».

«Le Protecteur c’est un accompagnateur. C’est quelqu’un qui va permettre à un itinérant de passer à travers tout le processus pour l’amener à sortir de la rue», a expliqué le maire Denis Coderre.

La Ville a publié l’offre d’emploi vendredi après avoir annoncé qu’elle souhaite sortir de la rue 2000 itinérants d’ici 2020. Un objectif estimé à 36, 9 M$.

Selon son expérience, le candidat retenu pourra toucher un salaire de 54 771$ à 92 125$.

Le maire a assuré qu’il n’avait pas de candidat dans la mire. Il se laisse «de deux à trois mois» pour combler le poste.

Mettre fin à l’itinérance

Le futur Protecteur des itinérants aidera le Mouvement pour mettre fin à l’itinérance (MMFIM) qui a présenté vendredi son plan pour mettre fin à l’itinérance.

Un objectif ambitieux, mais réalisable selon James McGregor, directeur général du MMFIM.

«Notre pari c’est qu’on présente un plan qui est faisable, qui donne les mesures concrètes pour y arriver et c’est pour ça que maintenant on se tourne vers les paliers de gouvernement pour avoir les investissements nécessaires», a souligné M. Mc Gregor.

Tous ne se montrent pas aussi enthousiastes. Le Réseau d’aide aux personnes seules et itinérantes de Montréal (RAPSIM) estime que l’approche de la Ville ne couvre pas toutes les réalités de la rue.

«Ce sont des mesures trop ciblées qui visent une population en particulier. Il ne faut pas oublier qu’il existe plusieurs réalités à l’itinérance et qu’il faut aussi agir en prévention», a fait valoir Pierre Gaudreau, coordonnateur du RAPSIM.

Le plan d’action fait suite au dénombrement réalisé par la Ville en mars dernier, qui a permis de recenser 3016 personnes en situation d’itinérance dans la métropole.

Le MMFIM a identifié 784 personnes en situation d’itinérance chronique et 1357 en situation d’itinérance cyclique.

Des 36,9 M$ prévus pour «enrayer» l’itinérance auprès de 2000 personnes, 22 M$ sont destinés aux organismes pour le soutien des itinérants et 14 M$ pour leur offrir un logement.