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Difficile de transiger

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photo afp Dougie Hamilton semble de plus en plus à l’aise dans le système de Bob Hartley.

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Effectuer des transactions dans la LNH semble de plus en plus difficile en saison régulière et il en sera ainsi tant et aussi longtemps que le dollar canadien va continuer de s’enliser.

Pourquoi? Parce que plus du tiers des revenus de la ligue vient des franchises canadiennes. Cela a un impact direct sur le plafond salarial. Résultat, tant et aussi longtemps que le huard va battre de l’aile, le plafond salarial n’augmentera pas.

C’est pourquoi les directeurs généraux doivent être très créatifs pour améliorer leur formation.

Dans l’Association de l’Ouest, Brad Treliving, des Flames, a rapidement compris qu’il fallait être agressif pour arriver à ses fins. Il a volé le spectacle au dernier repêchage en faisant l’acquisition de Dougie Hamilton des Bruins en retour d’un choix de première ronde et de deux choix de deuxième ronde.

Cette transaction a pris tout le monde par surprise et aujourd’hui, elle définit la jeune carrière du directeur général. Et après un début de saison difficile, Hamilton semble de plus en plus à l’aise dans le système de Bob Hartley.

«C’est une transaction unique, mais que je ne regrette pas du tout, souligne Treliving en entrevue téléphonique. Trouver un jeune défenseur droitier de talent, c’est très difficile à faire. J’ai donné mon choix de première ronde, qui était le 15e au total, et j’ai demandé à mes dépisteurs si Dougie Hamilton était disponible à ce moment au repêchage, est-ce qu’on ferait sa sélection? La réponse était qu’il était impossible qu’un défenseur de cette qualité puisse être disponible aussi loin dans le repêchage et qu’il fallait mettre la main sur lui. C’est ce que j’ai fait. Un défenseur de ce genre, qui mesure 6 pieds 6 pouces, ça ne se trouve pas comme ça. Il a dû composer avec la pression, mais depuis une quinzaine de rencontres, il est vraiment bon.»

LA PATIENCE DE MISE

Après un peu plus de 16 mois en poste, Treliving a appris qu’il est vraiment difficile de transiger en saison régulière et que c’est l’été qu’il peut améliorer son équipe.

«On est dans un système où le plafond salarial dicte tout. Il y a la moitié des équipes qui dépensent presque au maximum et les autres doivent respecter un budget. Donc, très peu d’équipes peuvent ajouter de l’argent dans leur masse salariale. C’est dollar contre dollar présentement. C’est très difficile, voire impossible de transiger. Mais il y a aussi une autre chose qu’il a apprise rapidement comme directeur général.

«Tu ne peux jamais prendre une décision sous le coup de l’émotion. Je sais que le hockey est un jeu où il y en a beaucoup, mais ça ne peut pas dicter ta façon de travailler. Il faut être patient et comprendre.»

FAN DE BERGEVIN

Brad Treliving était de passage en Ontario pour aller voir des matchs de la LNH et de la OHL la semaine dernière. C’est un directeur général qui travaille constamment et qui s’est rapidement lié d’amitié avec un autre de ses homologues qui est aussi reconnu pour son ardeur au travail.

«Je pense que je parle à Marc Bergevin presque tous les jours. J’admire Marc. C’est une excellente personne qui fait un travail formidable. Il est vraiment intelligent et notre relation est excellente.

«Il faut dire que nous ne sommes pas en compétition parce que nous ne sommes pas dans la même conférence; donc on tente de s’aider. Don Maloney [Coyotes] est un ami personnel alors qu’on a travaillé ensemble quatre ans, et Don Sweeney des Bruins est aussi quelqu’un de bien.»

Ça explique fort probablement pourquoi les Bruins ont transigé avec les Flames pour Dougie Hamilton. Si les Flames refaisaient cette transaction immédiatement, je me demande bien si les Bruins penseraient la même chose.

 

FLAMES

À LA RECHERCHE D’UN GARDIEN
 
Avec raison, Brad Treliving n’a pas voulu commenter les informations selon lesquelles les Flames auraient un intérêt envers Jonathan Bernier, des Maple Leafs. «Nos deux gardiens n’ont pas de contrat la saison prochaine, mais Karri Ramo joue beaucoup mieux, ce qui est très encourageant. On continue de regarder qui pourrait venir nous aider et c’est mon devoir de le faire.» Le candidat idéal pour les Flames serait probablement Ben Bishop, qui pourrait être échangé l’été prochain si le Lightning croit que Andrei Vasilevskiy est prêt à devenir le gardien numéro un de l’équipe.
 

CANADIEN

ZACK KASSIAN EN DEMANDE
 
Il y a un gel des transactions jusqu’au 27 décembre dans la LNH, mais ça ne veut pas dire que les directeurs généraux sont en vacances pour autant. Comme vous le savez, Zack Kassian a été cédé aux IceCaps et il ne faut pas être un devin pour comprendre que son avenir est ailleurs que dans l’organisation du Canadien. C’est pourquoi il est possible qu’il soit transféré dans un avenir rapproché parce qu’il y a quelques formations qui sont intéressées à ses services. Kassian tente présentement de reprendre la forme avec l’objectif d’effectuer un retour bientôt, lui qui a passé deux mois en cure de ­désintoxication. 
 

CANADIEN

P.K. SUBBAN VEUT PRODUIRE
 
P.K. Subban a fait une modification importante à son équipement en changeant ses bâtons cette saison. Il est passé de Easton à CCM tout en modifiant sa palette. Il a pris un bâton avec lequel Drew Doughty, des Kings joue. Le résultat n’est pas mauvais si on regarde son pourcentage de tirs qui atteint la cible: 70 % contre 61 % la saison dernière. Le gros problème est qu’il n’a marqué qu’un seul but et qu’il en avait marqué huit à pareille date l’an dernier. Samedi, Subban a décidé de revenir à ses bâtons Easton, avec lesquels il a connu du succès dans le passé. Puisque les usines de productions sont fermées présentement, il ne peut pas en avoir en grande quantité comme il le désire.