/world
Navigation

Le français pourrait devenir la langue la plus parlée au monde en 2050

Le français pourrait devenir la langue la plus parlée au monde en 2050
lassedesignen - Fotolia

Coup d'oeil sur cet article

Si la protection de la langue est un enjeu de tous les instants au Québec, dans le monde, le français ne semble pas du tout menacé, si bien qu’il pourrait devenir la langue la plus couramment parlée d’ici 2050, rapporte une étude menée par la banque d’investissement Naxitis.

En raison de la croissance de la population de l’Afrique subsaharienne, qui est l’une des plus rapides dans le monde, la langue de Molières pourrait dépasser les langues les plus parlées actuellement soit le mandarin, l’anglais, l’espagnol et l’arabe.

Une autre étude de l’Organisation internationale de la francophonie abonde dans le même sens et indique que pas moins de 700 millions de personnes parleront couramment français dans le monde d’ici 35 ans. En 2012, on en recensait 220 millions sur la planète.

Le nombre de personnes parlant français ne cesse d'augmenter. Et il semblerait que cette tendance pourrait perdurer si l’Afrique francophone continue de scolariser ses enfants en français.

Si les projections s’avèrent exactes, 8% de la population mondiale (9 milliards) parlera français en 2050.

Certains sceptiques sont moins enthousiastes et affirment que la langue française deviendra plutôt la deuxième ou troisième langue internationale en 2050 et pensent que l’anglais demeurera la langue la plus usitée à l’échelle mondiale.

La méthodologie des études citées est contestée puisqu’elle comptait comme francophone tous les habitants des pays dont la langue officielle est le français.

Ces projections démographiques n’ont donc pas tenu compte de la coexistence des langues dans plusieurs pays du monde dont ici, au Canada où le français est l’une des deux langues officielles, mais n’est parlée que par une minorité de Canadiens.

Quoi qu’il en soit, le nombre de francophones devrait tout de même tripler d’ici les 35 prochaines années, ce qui n’est pas négligeable, considérant que la langue français était plutôt en déclin.