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Les geysers de El Tatio

Le champ de geysers de Tatio au lever du soleil.
Photo courtoisie, Paul Simier Le champ de geysers de Tatio au lever du soleil.

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CORDILLÈRE DES ANDES (Chili) | Des ombres se découpent sur les fumerolles, des colonnes de vapeur qui s’élèvent par dizaines sur le plateau avoisinant la chaîne de montagnes. Dès qu’on s’en approche, on aperçoit des geysers jaillissant des marmites aux eaux bouillonnantes. Nous sommes à 4280 m d’altitude.

Le soleil n’est pas encore levé quand nous atteignons le site de El Tatio, au terme d’un trajet d’une bonne heure et demie de route au départ de San Pedro de Atacama. Un grand nombre de véhicules transportant des touristes occupent déjà le site.

Piscine d’eau chaude naturelle près du champ de geysers.
Photo courtoisie, Paul Simier
Piscine d’eau chaude naturelle près du champ de geysers.

C’est en effet aux premières heures du jour, alors que la température est encore basse, que l’on peut le mieux observer les fumerolles et les geysers. L’activité volcanique est très active dans cette zone, entretenue qu’elle est par le volcan El Tatio.

Quelque 80 geysers se trouvent concentrés dans cette zone, la plus élevée du genre dans le monde. Ici, comme activée par le mouvement d’un soufflet de forge, jaillit une eau bouillonnante à intervalle régulier. Là, de simples colonnes de vapeur s’élèvent dans la froidure du matin.

L’activité volcanique prend, à chacun de nos pas à travers cet étonnant espace, les formes les plus diverses. Au sol, comme une palette de peintre, les geysers laissent parfois les traces aux couleurs vives des différents minéraux remontés des entrailles de la Terre. Des formations géologiques, nées des concrétions volcaniques, s’accumulent également, simples amas de roches, aux abords des marmites.

Fumerolles et geysers au pied du volcan El Tatio.
Photo courtoisie, Paul Simier
Fumerolles et geysers au pied du volcan El Tatio.

Aux risques et périls

Les visiteurs peuvent circuler à leur guise sur le plateau abritant les geysers. Il leur faut toutefois prendre garde de respecter les sentiers que l’on a balisés à l’aide de pierres volcaniques colorées de rouge. Des agents de sécurité y veillent sur l’ensemble du site. La sécurité a été renforcée à tous les endroits. Alors qu’elle tentait de faire un autoportrait, une touriste européenne s’est en effet mortellement brûlée récemment en trébuchant auprès de l’un des geysers.

À l’écart des geysers, alors que le soleil a émergé de la montagne et que les visiteurs ont déserté le site, l’heure est à présent à la baignade dans la piscine d’eau minérale chaude.

Sur le muret qui délimite cet espace de détente, les guides des différents groupes s’affairent à préparer le petit déjeuner pour leurs ouailles. Grâce à des poêles portatifs, les œufs grésillent.

Sur le plateau, au pied du massif des Andes, la vie continue. Indifférent aux cris joyeux des touristes nordiques, un petit troupeau de vigognes à la robe éclatante parcourt, en broutant, l’étendue de touffes herbeuses. Des oiseaux, entre deux allers-retours au ruisseau clapotant, viennent quêter leur pitance auprès des visiteurs.

Quand nous repartons vers San Pedro, la vie a aussi repris ses droits dans les villages «indigènes» de Caspana et de Chiu Chiu.

REPÈRES

  • Le champ de geysers et de fumerolles de El Tatio se situe au pied du massif des Andes, dans la région de l’Atacama.
  • Il faut rouler une bonne heure et demie (95 km) sur une route de montagne pour parvenir aux geysers vers 6 h du matin au départ de San Pedro d’Atacama.
  • La porte d’entrée du désert d’Atacama est Calama, ville desservie au départ de Santiago par la compagnie aérienne LAN.
  • Une bonne adresse à San Pedro d’Atacama: l’hôtel Cumbres qui propose des excursions avec ses propres guides.
  • Le voyagiste Canandes, le spécialiste de l’Amérique latine, offre plusieurs formules pour découvrir le Chili, en groupe ou en voyage individuel. La brochure Memorias est disponible dans toutes les agences de voyages du Québec.
  • Info : Chili et île de Pâques, édition lonely planet; www.chile.travel ; www.gochile.cl