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Souhait: une année plate en 2016...

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Une année plate est ce dont le Québec aurait besoin en 2016. Avec ses catastrophes, ses attentats, ses élections, ses chicanes à n’en plus finir, 2015 a été éprouvante, stressante, inquiétante. Épuisante.

On ne sait évidemment pas ce qui nous pend au bout du nez – un déraillement, un attentat sont aussi vite arrivés qu’un niqab en campagne électorale –, mais voici quatre bonnes raisons de croire que l’année qui s’en vient sera moins... intéressante... que la précédente.

1. Pas d’élections, nulle part. Ni au fédéral, ni au provincial, ni au municipal: tous les gouvernements en vitesse de croisière, comme un autocar sur la 20. Choisir un gouvernement est stressant. Les grand-messes démocratiques sont aussi les messes basses de la démagogie; pas reposant.

2. La paix syndicale. Couillard n’a pas détruit le Québec: les écoles, les hôpitaux sont encore ouverts, la fin du monde n’a pas eu lieu et plus personne, on l’espère, ne déchirera sa chemise au sujet de cette fausse austérité. Restent, évidemment, les cols bleus, les policiers de Montréal...

3. Plus de commission Charbonneau pour nous rappeler que nous étions les cocus d’un réseau de crapules qui se rencontraient dans des clubs privés et dans les mers du Sud. Pas bon pour les nerfs, ça. Quelques années de calme avant que les coquins ne développent de nouvelles magouilles.

4. Meilleures conditions économiques. La baisse du huard favorise l’industrie locale. La baisse du prix du pétrole atténue les disparités au Canada. Un gouvernement socialiste en Alberta. L’élection des libéraux ramène le Canada au centre du centre. Moins de tensions entre les extrêmes économiques et politiques.

2016 pourrait donc être le genre d’année où on fait le ménage des placards.

Moins intéressant qu’allumer des feux et les éteindre, certes, mais je pense que c’est exactement ce dont le Québec a besoin en ce moment.