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Un chômeur crée un igloo qui résiste au poids de la neige

L’igloo mesure quatre pieds de hauteur et peut supporter 300 livres.
Photo courtoisie L’igloo mesure quatre pieds de hauteur et peut supporter 300 livres.

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Un Montréalais a mis son chômage à profit en créant de toutes pièces, dans son garage, un igloo robuste pour permettre aux enfants de profiter de l’hiver en toute sécurité.

«À 10 ans, un fort que j’avais construit s’est écroulé sur moi. C’est mon père qui m’a sauvé la vie en me sortant de là. Je me suis dit que ça n’arriverait pas à mes enfants», a confié Éric Villiard, fondateur de Play Snow.

Après avoir perdu il y a un an son emploi de représentant commercial, le père de famille de 45 ans s’est lancé dans l’entrepreneuriat. Ce Montréalais tenait à réaliser un rêve qu’il chérissait depuis longtemps: créer une structure de plastique solide en forme d’igloo qui supporte le poids de la neige.

D’ailleurs, selon le Conseil canadien de la sécurité, un enfant par année meurt après avoir été enseveli sous la neige.

Éric Villiard construit l’igloo dans son garage.
Photo courtoisie
Éric Villiard construit l’igloo dans son garage.

L’entrepreneur a si bien relevé le défi que son invention s’est vendue «comme des petits pains chauds». En trois semaines, M. Villiard a livré 90 prototypes d’igloo à des Québécois, affirme-t-il.

Il assure même qu’il en aurait vendu beaucoup plus si la neige s’était pointée avant la mi-décembre.

«Vendre des igloos pas de neige, c’est pas facile», a-t-il ajouté en riant.

À temps plein

Après avoir été mis à pied, l’ancien athlète de ski n’avait pas l’intention de rester les bras croisés longtemps. L’idée de créer «un fort comme dans La guerre des tuques et sécuritaire» est vite devenue une priorité.

«Je me suis dit que c’était le bon moment pour créer l’igloo, a dit M. Villiard. J’ai travaillé là-dessus à temps plein.»

Le père de deux enfants de 3 et 6 ans a contacté des professeurs et des designers industriels pour l’aider dans sa confection 100 % québécoise, a-t-il précisé.

Hugo, le fils de l’entrepreneur, âgé de 6 ans, a été le premier à essayer le prototype.
Photo courtoisie
Hugo, le fils de l’entrepreneur, âgé de 6 ans, a été le premier à essayer le prototype.

L’igloo, qui mesure quatre pieds de haut, a été construit en plastique rigide afin de supporter 300 livres. Toutes les pièces ont été fabriquées à l’aide de moules de métal. Les 19 panneaux de l’igloo sont assemblés par M. Villiard dans son garage.

«J’ai tout inventé de A à Z. J’ai fait le prototype chez moi. Le plastique est fait ici et il est très résistant», assure-t-il. Le Montréalais a aussi créé un tunnel et un château qui peuvent «se coller ensemble».

Pas d’investisseur

Le père de famille peine à trouver des investisseurs, malgré la demande. Il attend aussi une certification pour pouvoir vendre à plus grande échelle. Mais il faut beaucoup d’argent pour réaliser ce second rêve.

«Produire les structures en plastique coûte des milliers de dollars. Le moulage, entre autres, est très dispendieux», explique M. Villiard.

Ce dernier a tenté de trouver un investisseur sur le site Kickstarter, une plateforme de financement participatif, mais en vain. Sur ce site, l’igloo se vendait 249,99 $, mais M. Villiard espère pouvoir le vendre moins cher si un investisseur se présente.