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700 dessins d’espoir pour Élissa

En attente d’un cœur, une fillette de quatre ans reçoit des encouragements de partout

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SHERBROOKE | Une fillette de quatre ans et demi en attente d’une greffe de cœur a reçu 700 dessins de partout au Québec après avoir dit à ses parents qu’elle se sentait seule.

Élissa Grondin est hospitalisée aux soins intensifs depuis le 2 novembre dernier et elle attend un nouveau cœur. La fillette ne pouvait sortir pour Noël et ses parents ont demandé sur Facebook que des dessins lui soient envoyés. «Elle se sent si seule loin de tous ses amis et de sa famille», avaient-ils écrit.

Élissa aime l’été. Ses dessins préférés sont ceux qui lui rappellent cette saison. Elle est fière de quelques arcs-en-ciel qui ornent son mur. Sinon, ceux qui représentent les personnages de la Reine des Neiges ont aussi su séduire la petite.

«Nous allons garder tous ces dessins dans une boîte et les relier pour en faire un livre. Ce sera plus facile pour elle de tous les regarder», explique la maman, Josée Scantland.

«On s’attendait à recevoir des dessins de la famille et des amis, mais jamais nous n’aurions cru en avoir autant. J’ai reçu des enveloppes de classes entières du secteur de Gatineau, dont les élèves avaient pris le temps de faire un dessin pour Élissa», raconte le père de la petite, Patrick Grondin.

Fêtes difficiles

Bien que son souhait ait rapidement été exaucé, celui de trouver un organe compatible demeure vain. Le cœur d’Élissa fonctionne désormais à seulement 13 % de sa capacité et depuis le 24 décembre dernier, elle est constamment branchée à un respirateur. Les médecins estiment que d’ici quelques semaines ils devront utiliser un cœur mécanique.

«Je leur ai dit: prenez mon cœur, coupez-le en morceau et donnez-le à ma fille. Malheureusement, ce n’est pas comme ça que ça marche», ajoute le père.

En plus de voir l’état de santé de leur fille se détériorer, les parents d’Élissa constatent qu’elle est psychologiquement épuisée. Les nombreuses injections auxquelles elle doit se soumettre ont de plus en plus raison de son humeur.

Élissa s’ennuie aussi de son petit frère Scott, 3 ans, dont les visites sont restreintes, car le moindre virus pourrait causer de graves dommages à la petite.

«C’est très difficile comme situation. C’est rendu qu’à chaque fois qu’il y a un accident de la route, on se demande si ce sera notre miracle», avoue-t-il.

Les parents d’Élissa croient plus que jamais en l’importance du don d’organe. Ils souhaitent que les gens signent leur carte et discutent de leur décision avec leurs proches.

Dans le cas de la fillette, son nouveau cœur devra provenir d’un donneur d’un poids maximal de 50 livres.