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Le Montréalais qui a adopté Québec

Jean-Paul L’Allier s’est établi à Québec dès 1966

Jean-Paul L’Allier en 1996 avec le maire de Montréal de l’époque, Pierre Bourque, à gauche.
Photo d'archives, Le Journal de Québec Jean-Paul L’Allier en 1996 avec le maire de Montréal de l’époque, Pierre Bourque, à gauche.

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Même s’il a grandi dans la grande région de Montréal, l’ancien maire Jean-Paul L’Allier a rapidement fait de Québec sa nouvelle patrie. Lorsqu’il devient maire en 1989, il y habite depuis déjà 25 ans.

Né à Hudson, M. L’Allier a grandi dans la région de Saint-Scholastique, au nord de Montréal. Après des études en droit à l’Université de Montréal et à l’Université d’Ottawa, Jean-Paul

L’Allier s’établit à Québec dès juillet 1966, lorsqu’il devient fonctionnaire au ministère des Affaires culturelles. Il achètera sa maison à l’île d’Orléans peu de temps après.

«Il est toujours resté à Québec, il n’est jamais retourné à Montréal. Il était profondément québécois», affirme Pierre Boucher, proche collaborateur et ami de M. L’Allier depuis près de 45 ans.

La grande séduction

À la fin des années 80, le Rassemblement populaire est à la recherche d’un candidat d’envergure pour les élections à la mairie. Jean-Paul L’Allier, ancien ministre dans le gouvernement Bourassa, est alors consultant en affaires publiques. Il signe régulièrement une chronique dans le quotidien Le Devoir.

«On trouvait que c’était un homme qui avait beaucoup d’ouverture, qu’il avait une vision de la justice sociale. On voulait redonner la ville aux citoyens et il y avait chez lui un grand sens de la démocratie et du travail en équipe. On lui a demandé de se joindre à nous», se rappelle Claude Cantin, qui était alors président du Rassemblement populaire.

M. L’Allier, qui pensait avoir tiré un trait sur la politique, s’est laissé courtiser. Il a pris son temps, il a réfléchi. Après quelques rencontres, il a fini par accepter, en juin 1988.

Ses origines, un atout

De son côté, l’ancien maire de Montréal, Pierre Bourque, estime que sa bonne connaissance de la métropole lui a bien servi, lorsque le maire de Québec a voulu convaincre son homologue de la pertinence des fusions municipales, à la fin des années 90.

De son côté, l’actuel maire Denis Coderre a tenu aussi à lui rendre hommage mardi. «Il croyait fortement à la démocratie municipale et demeurera un exemple à suivre pour tous les maires», a-t-il déclaré.