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Un artisan du succès des fusions municipales, selon Lucien Bouchard

l'ancien premier ministre Lucien Bouchard et l'ex-maire de Québec Jean-Paul L'Allier en mai 1996.
Photo d'archives, Le Journal de Québec l'ancien premier ministre Lucien Bouchard et l'ex-maire de Québec Jean-Paul L'Allier en mai 1996.

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Jean-Paul L'Allier a été un artisan du succès des fusions municipales, souligne l'ancien premier ministre Lucien Bouchard.

Décédé dans la nuit de lundi à mardi à l'âge de 77 ans, l'ex-maire de Québec était un homme «d'une grande rigueur intellectuelle», se remémore M. Bouchard.

Aux commandes de la Capitale nationale au moment des fusions municipales, Jean-Paul L'Allier fut à l'époque un partenaire de premier plan de son gouvernement.

«M. L'Allier était effectivement quelqu'un qui croyait aux fusions et je peux dire que lorsqu'on a fait la fusion de Québec, il nous a appuyé, précise Lucien Bouchard, en entrevue avec notre Bureau parlementaire. Il était un artisan du succès de cette opération qui a été à l'époque très controversée».

La revitalisation du quartier Saint-Roch dans la Basse-ville de Québec est également une de ses grandes réalisations, convient l'ex-premier ministre.

Jean-Paul L'Allier a été ministre libéral dans le gouvernement de Robert Bourassa. Il a néanmoins déjà confié qu'il avait voté oui au référendum sur l'avenir du Québec. «M. L'Allier, qui était un nationaliste, je pense qu'à certains moments il avait, je dirais, plus que des sympathies souverainistes», insiste Lucien Bouchard.

Architecte des fusions municipales, l'ex-ministre péquiste Louise Harel admet sans détour qu'elle n'aurait pas réussi sans l'appui de Jean-Paul L'Allier. «Je n'aurais pas fait cette réforme municipale sans lui, elle s'est faite grâce à lui. C'est lui qui m'a convaincu», a-t-elle confié en entrevue.

Mme Harel s'est dite «bouleversée» par le décès de M. L'Allier, qu'elle connaissait très bien. Selon elle, c'est lui qui a donné «un second souffle à la Ville de Québec» et qui a inspiré bon nombre d'autres villes de la province en matière d'aménagement urbain.

L'ex-premier ministre Jean Charest a connu Jean-Paul L'Allier dans un contexte passablement différent. M. Charest s'est fait élire en 2003 avec justement le mandat de permettre les défusions municipales, ce à quoi s'opposait le maire de Québec. «On a appris à se connaître dans cette période là et après ça, on a eu une très bonne relation», a-t-il confié, en entrevue. Il se souvient de M. L'Allier comme d'un «grand visionnaire pour la Ville de Québec».