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Un héritage colossal en culture

Jean-Paul L’Allier
© Photo Jean-François Desgagnés Jean-Paul L'Allier

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Jean-Paul L’Allier laisse derrière lui à Québec un héritage culturel colossal, estiment le dramaturge Robert Lepage et le président de la Fondation du Musée national des beaux-arts, John R. Porter.

«Il a offert à la ville plusieurs signes culturels distinctifs. Je ne sais pas si on mesure à quel point cet homme-là va avoir beaucoup fait pour Québec», indique M. Porter, qui a travaillé de nombreuses années en collaboration avec Jean-Paul L’Allier, lorsqu’il était directeur général du musée.

Dans un courriel envoyé au Journal, Robert Lepage a pour sa part affirmé qu’il est difficile de mesurer tout ce que le milieu culturel québécois doit à Jean-Paul Lallier.

«L’acuité de ses analyses, le courage de ses interventions, sa façon de comprendre avant tout le monde le potentiel d’une ville et de sa communauté, ce mélange d’autorité et de doigté avec lequel il assumait son leadership en ont fait un maire extraordinaire.»

« Profondément sympathique »

«L’appui déterminant, ajoute-t-il, qu’il a apporté à plusieurs des projets que nous avons menés à Québec au sein d’Ex Machina m’aura permis de connaître un peu l’homme derrière le meneur d’hommes: rieur, cultivé, généreux de son temps et de sa riche expérience, ouvert, enthousiaste et profondément sympathique.»

À Québec, M. L’Allier a été président du Grand Théâtre et c’est sous son impulsion que des rénovations majeures ont été effectuées au Palais Montcalm. Passionné de théâtre, M. L’Allier était un assidu du théâtre La Bordée.

Auparavant, il avait été président du conseil d’administration du Théâtre du Nouveau Monde, à Montréal, à la fin des années 70, après avoir brièvement été ministre des Affaires culturelles au sein du gouvernement de Robert Bourassa.

Festival d’été

Malgré son appui indéfectible au milieu culturel, Jean-Paul L’Allier n’avait pas participé directement à la relance du Festival d’été de Québec (FEQ) au début des années 2000.

Actuelle directrice des communications du FEQ, Luci Tremblay travaillait au bureau du maire quand Daniel Gélinas, qui venait d’être nommé directeur général du festival, et Régis Labeaume, alors président du conseil d’administration, avaient fait part de leurs plans à M. L’Allier.

«Je me souviens d’une rencontre durant laquelle M. L’Allier leur avait dit: “Vous devriez parler à Luci, elle aime ça, le festival.” Il était d’accord pour le virage, il l’appuyait, mais il préférait qu’ils consultent d’autres personnes. Il ne connaissait pas le festival tant que ça», raconte Luci Tremblay.

— Avec la collaboration de Sandra Godin