/news/health
Navigation

Des infirmiers et infirmières auxiliaire­s privés de travail

Les futurs professionnels déplorent devoir attendre au mois de mars avant de pouvoir exercer leur métier

Chloé Fortin Demers, Pascale Joubert et Nancy Garneau devront patienter quelques mois pour travailler, malgré l’obtention de leur diplôme ce mois-ci.
Photo Le Journal de Québec, Catherine Bouchard Chloé Fortin Demers, Pascale Joubert et Nancy Garneau devront patienter quelques mois pour travailler, malgré l’obtention de leur diplôme ce mois-ci.

Coup d'oeil sur cet article

Des infirmières auxiliaires finissantes sont en colère de ne pas pouvoir commencer à travailler avant trois mois en raison des négociations avec le gouvernement.

L’examen de l’Ordre des infirmières et infirmiers auxiliaires du Québec (OIIAQ), qui donne accès au permis de pratique, sera administré pour la première fois le 19 mars 2016.

D’ici là, les finissants espéraient pouvoir travailler avec un titre temporaire de candidat admissible à la profession d’infirmier ou infirmière auxiliaire – appelé Cépia. Mais ce titre profession-nel n’est toujours pas en vigueur, pénalisant 450 futurs diplômés.

«On se retrouve coincés là-dedans. On suit un cours, on s’endette et on ne peut pas travailler», déplore Nancy Garneau, finissante au Centre de formation professionnelle (CFP) de Lévis.

Selon Régis Paradis, président de l’OIIAQ, le Cépia entrera en vigueur à la signature de la convention collective, date qui n’est toujours pas connue. «Cette démarche a été entamée depuis plusieurs années, assure-t-il. Entre d’autres mots, ça fait longtemps que la demande (du Cépia) a été faite de notre côté.»

Or, ce n’est qu’à l’automne dernier que le sous-ministre au ministère de la Santé et des Services sociaux (MSSS), Marco Thibault, a décidé de relier la reconnaissance du titre au règlement de la convention. «C’est déplorable, mais nous ne pouvons pas être tenus responsables de cette situation», se défend M. Paradis.

Manque de prévoyance

Pour sa part, Régine Laurent, présidente de la Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec (FIQ) croit que l’Ordre aurait pu définir les actes que les candidats à la profession peuvent faire. «L’OIIAQ aurait pu mieux prévoir», estime-t-elle. Elle ajoute que la signature de la convention n’est pas l’ultime solution, car c’est après que la profession sera définie.

Ce qui peut occasionner d’autres délais. «On va espérer que tout aille bien», lance-t-elle.

Au ministère de la Santé, on indique que la création d’un nouveau titre d’emploi engage plusieurs étapes. «Un titre d’emploi prévoit les conditions de travail. À des fins d’efficience des processus et de cohérence, cette démarche se réalise actuellement dans le cadre de la présente négociation», explique la porte-parole, Noémie Vanheuverzwijn.