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La lucidité de Gallagher

«C’est important pour nous de bloquer les bruits de l’extérieur» - Brendan Gallagher

L’ambiance au sein du Tricolore est au beau fixe, a expliqué Brendan ­Gallagher.
Photo Le Journal de Montréal, Ben Pelosse L’ambiance au sein du Tricolore est au beau fixe, a expliqué Brendan ­Gallagher.

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«Quand tu ne gagnes pas souvent, il y a toujours plus d’articles ou de discours négatifs.»

À sa quatrième saison avec le Canadien, Brendan Gallagher comprend bien la réalité du marché montréalais. En une phrase, il a bien décrit le contexte de l’équipe.

Avec seulement 5 victoires en 18 rencontres depuis le 1er décembre, le Tricolore a généré sa propre tempête. Jamais depuis cette date l’équipe n’a réussi à signer deux victoires d’affilée. Il y a toutefois eu des séries noires de ­quatre et six revers ­consécutifs au cours de cette période.

Gallagher ne croit toutefois pas que l’ambiance soit minée au sein de l’équipe.

«C’est important pour nous de bloquer les bruits de l’extérieur, a expliqué le numéro 11. Comme joueur, tu ne peux pas te laisser déstabiliser. Après une victoire ou une défaite, tu dois te présenter à l’aréna avec la même attitude. Il faut ­toujours travailler fort.

«Dans une ville comme Montréal, nous analysons tout: un mot, une phrase, un regard ou un sourire, a-t-il continué. Mais il s’agit de votre boulot. Vous devez écrire vos articles et trouver des histoires. Nos hommes de hockey doivent gérer l’équipe durant ce temps. Ils cherchent à bâtir la meilleure équipe possible avec les ressources qu’ils disposent. Comme joueur, c’est notre travail de ­respecter le plan de match.»

Il n’y a qu’un seul moyen pour apaiser la grogne populaire et les Pacioretty, Subban ou Gallagher le savent très bien.

«Il faut recommencer à gagner régulièrement», a répliqué Gallagher.

Sentiment d’urgence

En congé de match jusqu’à jeudi avec la visite des Blackhawks de Chicago au ­Centre Bell, le Tricolore risque de ­descendre au classement d’ici là.

«Chaque soir, tu peux changer de ­quatre positions, a rappelé Pacioretty. Mais on ne doit pas se préoccuper de ça. On doit penser à notre propre jeu. Nous aurons une semaine difficile avec des matchs contre les Hawks, les Blues et encore les Hawks. Ce sont des équipes fortes. Chicago va très bien en ce moment, on le sait. St. Louis est une équipe robuste. C’est un gros test pour nous. Mais on ne peut pas penser à trop loin.»

«Tu dois jouer avec un sentiment d’urgence à tous les matchs, a renchéri ­Subban. Tu ne peux pas t’asseoir sur ta position au classement. C’est une ligue difficile. Les équipes se battent tous les soirs pour des points.»

Dans un discours très souvent utilisé depuis la blessure à Carey Price, Subban a encore une fois dit que la perte du meilleur joueur de l’équipe ne doit pas ­expliquer cette chute.

«On ne cherche pas d’excuses, a affirmé l’Ontarien. Chaque soir, on doit faire le mieux avec la formation qu’on a. Toutes les équipes ont des blessés. On doit trouver des façons de gagner. On doit réaliser qu’on ne peut pas avoir de moments morts.»