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«Boys will be boys...» – Jean Perron

Jean Perron en a vu des vertes et des pas mûres, alors qu’il était l’entraîneur-chef du Canadien, dans les années 1980
photo d’archives Jean Perron en a vu des vertes et des pas mûres, alors qu’il était l’entraîneur-chef du Canadien, dans les années 1980

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Le Canadien fait parler de lui pour les mauvaises raisons ces temps-ci.

Jean Perron a perdu son poste d’entraîneur-chef en 1988, après une saison de 103 points, parce que Ronald Corey lui reprochait de ne pas avoir su imposer une bonne discipline au sein de l’équipe.

On se souvient de l’épisode de l’accident du lampadaire ayant impliqué Chris Chelios, Shayne Corson et Peter Svoboda. Ces trois joyeux lurons avaient déserté l’hôtel à l’île Charron (par la sortie des cuisines!) durant les séries pour aller faire la fête.

La ville du péché

Les incidents hors glace se répètent cette saison chez le Canadien et ça fait sourire Perron.

«On a beau dire que les temps changent, ce n’est pas si vrai que ça, a commenté l’ancien entraîneur dans une entrevue accordée au Journal de Montréal. Les joueurs ont eu des écarts de conduite à l’extérieur de la ­patinoire à toutes les époques.

«Comme on dit, boys will be boys, a-t-il ajouté. Ces jeunes hommes ont les poches pleines d’argent et ils aiment bien partir sur la galère. N’oubliez pas que ­Montréal est reconnue dans la LNH comme la ville du péché.»

Plusieurs incidents

Perron fut remplacé par Pat Burns en 1988 et, même si ce dernier était reconnu pour être un dur sur le plan de la discipline, il a eu sa large part de problèmes avec ses joueurs.

Perron rappelle l’arrestation de Corson, de Mike Keane et de Brian Skrudland en 1990 à la suite d’une bagarre dans un bar à Winnipeg.

Les trois joueurs avaient passé la nuit en prison. Corson a aussi été suspendu par l’équipe en 1992 pour avoir lancé des verres de shooters vers un client du Zoo Bar à Montréal.

Il rappelle aussi l’affaire du vol de sac à main ayant impliqué Ryan O’Byrne et Tom Kostopolous en 2008 à Tampa. Les deux joueurs avaient passé la nuit derrière les barreaux pour avoir voulu aider Cristobal Huet.

«Il fut une époque où les policiers protégeaient l’image du ­Canadien, mais ce n’est plus possible de nos jours avec les ­réseaux sociaux», a précisé ­Perron.

«Dans mon temps, il était possible d’intervenir avant qu’il ne soit trop tard. Aujourd’hui, tout est publié sur-le-champ sur Twitter.»

Carbonneau suspendu

Perron s’était fait reprocher de ne pas être assez sévère à ­l’endroit de ses joueurs.

Ça ne l’avait cependant pas empêché de suspendre Guy Carbonneau et Chris Nilan pour un match à Vancouver parce que ces derniers n’avaient pas respecté le couvre-feu. Le Canadien l’avait tout de même emporté 5 à 1.

«Lorsque je parle aux anciens joueurs, ils aiment me dire que j’aurais pu suspendre la moitié du club ce soir-là!» a mentionné Perron.

«Des soirées bien arrosées, il y en a toujours eu. Guy Lafleur n’était pas un ange dans les années 1970. Mais le Canadien ­gagnait la coupe chaque année...»

 

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