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Laval refuse d’appuyer Uber

Tous les conseillers municipaux sauf trois ont voté contre une proposition qui demandait à Québec d’encadrer le service qui permet à tout automobiliste d’offrir des courses payantes.

File photo of the logo of car-sharing service app Uber on a smartphone over a reserved lane for taxis in a street in Madrid
REUTERS Le service s’est étendu à Laval et Longueuil en novembre dernier.

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Les élus lavallois ont refusé massivement mardi d’appuyer l’arrivée du controversé service UberX sur leur territoire.

Tous les conseillers municipaux sauf trois ont voté contre une proposition qui demandait à Québec d’encadrer le service qui permet à tout automobiliste d’offrir des courses payantes. Le service s’est étendu à Laval et Longueuil en novembre dernier.

L’élu indépendant qui a déposé la proposition, Michel Trottier, a indiqué lors de la séance publique du conseil municipal que Laval avait tout intérêt à ce que le gouvernement provincial clarifie le «flou» autour du statut légal d’UberX.

Une idée que le maire de Laval, Marc Demers, a rapidement balayée du derrière de sa main.

«Le gouvernement provincial et le ministre des Transports ont clairement indiqué qu’Uber est illégal et nous appuyons cette position [...] Les dirigeants d’Uber ont demandé de me rencontrer et je refuse de le faire», a lancé le premier magistrat lavallois.

Un commentaire qui a fortement déplu aux trois élus indépendants, soit M. Trottier, Alain Lecompte et Jean Coupal, qui ont appuyé la résolution.

«Si on vote contre UberX, on vote pour les taxis, on vote pour leur monopole et les tarifs qu’ils veulent», a lancé M. Lecompte.

Rappelons que les maires de Montréal et de Québec refusent aussi d’encadrer le controversé service UberX.

D’un autre côté, le maire de Toronto John Tory dit que le service est «là pour rester» et sa ville étudie présentement les meilleurs moyens pour règlementer l’entreprise.