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Taxis: vers un code d'éthique provincial?

S’il ne compte pas aller jusqu’à l’imposition d’un code vestimentaire, le comité provincial du taxi veut forcer les entreprises à s’adapter aux technologies de l’heure.
AMÉLI PINEDA/24 HEURES/AGENCE QMI S’il ne compte pas aller jusqu’à l’imposition d’un code vestimentaire, le comité provincial du taxi veut forcer les entreprises à s’adapter aux technologies de l’heure.

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RIVIÈRE-DU-LOUP – Le Comité provincial de concertation et de développement de l’industrie du taxi (CPCDIT) veut implanter un code d’éthique uniforme pour toutes les entreprises du Québec. Des propriétaires de taxis du Bas-Saint-Laurent désirent cependant apporter leur point de vue avant qu’il ne soit trop tard.

Les chauffeurs de taxi à Montréal sont soumis à un nouveau code d’éthique depuis le premier janvier. Cette réalité pourrait un jour dépasser les limites de la métropole. S’il ne compte pas aller jusqu’à l’imposition d’un code vestimentaire, le comité provincial du taxi veut forcer les entreprises à s’adapter aux technologies de l’heure.

«Avoir en région tout ce qui est paiement direct, que ce soit carte de crédit ou débit de ce genre-là, pour le besoin de la clientèle. Et une répartition automatisée aussi, si c’est possible, avec tous les intermédiaires de la province pour l’application iPhone», signale le vice-président du CPCDIT, Abdala Omsy.

Mais cette adaptation nécessiterait des investissements majeurs. «Pour le système de géolocalisation, c’est aux alentours de 53 000 $ qu’ils nous disaient que ça pouvait coûter. Et ils nous parlent, pour la répartition de 350 $ par mois par véhicule. J’en ai 15», soulève le propriétaire de Taxi Beaulieu à Rivière-du-Loup, Steve Malenfant.

Dans les grands centres où le paiement par carte est implanté, à Montréal, Québec ou Sherbrooke par exemple, 50 % des clients l’utilisent, l’autre moitié paient encore par argent comptant. Le propriétaire de Taxi Beaulieu confirme qu’il munira ses véhicules d’un système de paiement direct en 2016. Mais il remet en doute l’efficacité des autres initiatives proposées: «C’est sûr qu’un répartiteur de Québec ne connaît pas notre ville, il ne saura pas où se garrocher, il ne saura pas où nous envoyer. Ce ne sera pas bon».

Le CPCDIT demande au gouvernement d’adopter une loi qui obligerait les compagnies à appliquer ce code. Le ministre délégué aux Transports Jean D'Amour reste prudent: «Sans avoir de projet de loi ou sans avoir les documents, c’est un peu hasardeux de répondre à cette question-là. Mais il y a là un enjeu sur lequel le gouvernement doit se pencher».

Richard Dumont, propriétaire de Taxi des Basques, est totalement contre cette option: «On est déjà égorgé par tout ce que ça nécessite pour mettre nos véhicules dans le chemin. S’il faut qu’ils nous imposent une autre charge, moi, ce n’est pas compliqué, avec cette loi-là, si elle passe, je suis obligé de fermer».