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Allemagne : la femme comme prise de guerre

Flowers and posters are placed in the square between the city cathedral and the railway station in Cologne
REUTERS C’est une logique de conquête primitive qui opère ici, qu’elle soit consciente ou non. En s’emparant des femmes, on veut soumettre les sociétés européennes.

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On a d’abord appris que des centaines de femmes avaient été agressées à Cologne le soir du jour de l’An. La nouvelle était stupéfiante. Puis peu à peu, les informations ont filtré.

Il s’agissait de bandes étrangères, généralement composées de réfugiés et de migrants, qui agressaient les femmes.

Les autorités ont voulu rappeler à la population qu’il ne fallait pas confondre ces bandes avec les migrants en général. Très bien. Cela va même de soi. Dire le contraire serait insensé.

Mais il faut néanmoins se questionner sur les événements. Nous ne sommes pas devant de la délinquance ordinaire.

Conquête

Nous sommes ici devant des bandes étrangères qui entendent faire la loi dans le pays qui les accueille et qui s’emparent des femmes comme autant de prises de guerre.

C’est une logique de conquête primitive qui opère ici, qu’elle soit consciente ou non. En s’emparant des femmes, on veut soumettre les sociétés européennes.

Le pouvoir des nouveaux maîtres s’exercera d’abord sur elles.

En un mot, si on les agresse, c’est qu’elles ne sont pas assez prudentes.

Nous sommes en droit d’y voir une régression archaïque vers un monde barbare où seuls règnent les rapports de force.

Ici, la femme n’est plus considérée comme l’égale de l’homme mais comme une créature faible sur laquelle exercer sa domination.

Malheureusement, de tels événements sont plus fréquents qu’on ne le dit.

Mais les autorités préfèrent souvent les cacher, pour éviter qu’on ne remette en question la sacro-sainte diversité, toujours présentée comme une richesse. On les traite comme des faits divers.

Le multiculturalisme est un dogme qu’on préserve par la généralisation du mensonge.

C’était le cas à Cologne. On a d’abord voulu taire les événements. On apprenait avant-hier que c’était aussi le cas en Suède depuis 2014 au moins. On ne peut toujours étouffer le réel.

De tels événements sont appelés à se multiplier dans les années à venir. Avec eux, nous assistons à l’ensauvagement progressif des sociétés européennes.

Si nous avions un peu de courage intellectuel, il faudrait penser la signification politique des événements de Cologne.

Mais cela nous obligerait à sortir d’un monde enchanté médiatiquement entretenu et à renoncer à certaines illusions.

Parmi celles-là, il y a ce mythe qui veut qu’on peut accueillir des centaines de milliers et même des millions de migrants de culture profondément étrangère sans provoquer de vives tensions.

Trahison

La mairesse de Cologne, Henriette Reker, a plutôt décidé de trahir les femmes de sa ville, en les invitant, désormais, à garder un bras de distance avec les hommes dans la rue.

Henriette Reker
AFP
Henriette Reker

En un mot, si on les agresse, c’est qu’elles ne sont pas assez prudentes.

Tôt ou tard, les invitera-t-elle à porter le voile et à se comporter en bonnes petites filles islamiquement vertueuses?

On appelle cela se soumettre.

Racisme, xénophobie, islamophobie: ces mots inlassablement répétés servent à faire taire ceux qui s’inquiètent des grandes migrations et de leurs effets.

Si les nations européennes n’étaient pas complètement désarmées psychologiquement, elles expulseraient systématiquement les agresseurs de Cologne.

Pour l’instant, elles paniquent sans riposter.